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Tunisie : Le rouleau compresseur Kais Saïed

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L’information publiée hier soir par l’agence officielle de presse TAP fait trembler tous les milieux économiques à Tunis. Après avoir révélé l’année dernière que 460 hommes d’affaires étaient impliqués dans le détournement de «l’argent du peuple», le chef de l’Etat tunisien Kais Saïed continue de dérouler son rouleau compresseur.

Il a chargé la ministre de la Justice Laila Jaffal «de mettre en place dans les plus brefs délais, l’Instance de réconciliation pénale» avec les opérateurs économiques impliqués dans des affaires de corruption.

Le cahier des charges fixé par Kais Saïed à sa ministre est de «faire revenir les fonds spoliés par ces hommes d’affaires à leur propriétaire légitime, à savoir le peuple»

Juste après son coup de force le 28 juillet 2021, le président tunisien avait annoncé la couleur : «On évalue l’argent du pays qui a été spolié à 13,5 milliards de dinars (environ 5 milliards de dollars), et il doit être restitué en échange d’un arrangement pénal avec les hommes d’affaires impliqués dans cette spoliation».

Il expliquait, à l’époque, que le nombre de ceux qui ont spolié l’argent du pays s’élève à 460 personnes, citant un rapport de la Commission nationale d’enquête sur les pots-de-vin et la corruption», sans toutefois donner les noms.

Le 22 mars dernier, le gouvernement a annoncé l’adoption d’une «réconciliation pénale» dans les affaires de corruption concernant les crimes économiques et financiers, en échange du recouvrement de l’argent, selon un décret présidentiel publié au Journal officiel.

Ce dispositif propose un arrangement et la grâce aux 460 hommes d’affaires visés en échange de la restitution de 5 milliards de dollars qu’ils auraient indûment perçus. Selon le gouvernement, cet argent serait en totalité investi dans des projets publics.

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