En quête de 35 milliards FCFA sur le marché régional ce 14 janvier, le Trésor public burkinabè a finalement raflé 38,5 milliards FCFA. Entre sursouscription massive et gestion rigoureuse des coûts, Ouagadougou confirme la solidité de sa signature souveraine dans un contexte de forte concurrence pour la liquidité.
L’opération menée via l’agence UMOA-Titres a tourné au plébiscite. Pour son émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT), le Burkina Faso a vu les investisseurs bousculer le guichet : les intentions d’achat ont atteint 57,91 milliards FCFA, soit un impressionnant taux de couverture de 165,46 %.
Face à cette abondance d’offres, l’État a fait preuve de sélectivité. Plutôt que de tout absorber, le Trésor a choisi de ne retenir que 66,48 % des soumissions, privilégiant ainsi la maîtrise de sa dette et le coût du financement.
Les investisseurs plébiscitent les maturités courtes
Le BAT à un an a concentré l’essentiel de la demande, avec 26,33 milliards FCFA acceptés à un rendement moyen pondéré de 7,39%. Les obligations ont suscité un intérêt plus nuancé : l’OAT à 3 ans a permis de lever 5,32 milliards FCFA (RMP de 7,28%), tandis que celle à 7 ans a mobilisé 6,84 milliards FCFA (RMP de 7,25%). L’OAT à 5 ans, en revanche, n’a enregistré aucune souscription.
Les souscriptions retenues proviennent de six pays de l’UEMOA, illustrant une confiance régionale soutenue. Les investisseurs burkinabè dominent avec 17,99 milliards FCFA, suivis par la Côte d’Ivoire (7,2 milliards), le Bénin (6,18 milliards), le Mali (5 milliards), le Niger (2 milliards) et le Sénégal (0,12 milliard).
En mobilisant davantage que prévu tout en maîtrisant ses coûts de financement, le Burkina Faso envoie un message rassurant aux investisseurs. Cette performance consolide sa présence sur le marché régional des titres publics et confirme l’appétit des acteurs financiers pour sa signature souveraine.


![Tribune | Bataille mondiale des imaginaires : «pour une souveraineté créative numérique africaine » [Par Mohamed Zoghlami] Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Aurion-320x180.jpg)


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