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Verisk Maplecroft estime que la transition énergétique rendra instable les pays producteurs de pétrole

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En affectant les capacités financières des pays producteurs d’hydrocarbures, le développement des autres sources d’énergie pourrait être à l’origine de crises multiples. C’est la principale conclusion que tire le cabinet britannique Verisk Maplecroft dans son rapport publié cette semaine.

L’Angola, le Congo, le Gabon, mais également l’Algérie, le Nigeria ou encore la Libye ont du souci à se faire, à en croire cette analyse du cabinet britannique. En effet, la transition énergétique sera à l’origine d’une certaine fragilisation du système de redistribution en vigueur dans la plupart des producteurs africains de pétrole et de gaz. La raison principale c’est que beaucoup de pays producteurs de pétrole n’ont pas anticipé suffisamment la fin de la rente et continuent de vivre sur une manne qui a pourtant tendance à disparaître.

Ainsi, de 2024 à 2041, l’Algérie et le Nigeria sont cités parmi les pays qui souffriront du retard dans la nécessaire diversification de leurs économies respectives. Par conséquent, ils verront leurs recettes pétrolières chuter de manière drastique sans avoir des revenus de substitution. Ce sera également le cas des autres pays africains dont l’Angola et le Gabon, précise Verisk.

«La diversification pourrait s’accompagner de ses propres risques politiques en remettant en cause les contrats sociaux traditionnels des pétro-États : la légitimité à gouverner en échange de largesses en matière d’hydrocarbures», a affirmé James Lockhart Smith, responsable risques sur les marchés chez Verisk Maplecroft.

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