La cheffe de l’aide américaine a promis mercredi 6 décembre de soutenir une vingtaine de villes en développement face au changement climatique et annoncé plus de 2 milliards de dollars de nouveaux financements en matière d’adaptation de la part du secteur privé.
Samantha Power, administratrice de l’Agence américaine pour le développement et l’aide humanitaire (USAID), se trouve à Dubaï pour la COP28, où les pays se querellent pour déterminer s’il faut promettre une élimination progressive des combustibles fossiles, jugés responsables de l’accentuation du changement climatique.
L’USAID a promis 53 millions de dollars pour aider 23 villes de pays en développement à se tourner vers des activités à faible émission de carbone et résilientes au changement climatique comme l’emploi de véhicules électriques.
Parmi ces villes figurent la capitale kirghize Bichkek, la ville de l’Ouest indien Rajkot, Mbombela en Afrique du Sud ainsi qu’Hermosillo et Mérida au Mexique.
Dans le monde, les aires urbaines sont responsables de trois quarts des émissions totales de carbone.
L’USAID a également annoncé la mobilisation de 2,3 milliards de dollars supplémentaires d’investissements du secteur privé dans le cadre d’une initiative du Président Joe Biden en faveur de projets de systèmes d’alerte précoce, d’infrastructures alimentaires résilientes ou encore de nouveaux produits financiers.
L’engagement de 21 entreprises
Vingt-et-une entreprises se sont récemment engagées à financer ce plan, parmi lesquelles IBM et Visa, a communiqué l’USAID, après l’adhésion de dix membres fondateurs en 2022 à la COP27 en Egypte.
Mme Power, dernière haute responsable américaine en date à avoir rejoint le négociateur en chef John Kerry pour des négociations-marathon, concentre ses efforts sur l’aide aux pays en développement en matière d’adaptation au changement climatique.
« La COP28 survient à la fin d’une autre année durant laquelle les gens du monde entier ont vu leur vie bouleversée par des températures record et une météo extrême », a déclaré Mme Power, donnant pour exemple « la sécheresse catastrophique et les inondations désormais dévastatrices dans la corne de l’Afrique » ainsi que « l’été le plus chaud » jamais mesuré sur Terre.





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