La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a réitéré, vendredi 18 octobre, son appel à la levée des sanctions contre le Zimbabwe, qui portent gravement préjudice au développement du pays et à ses citoyens
Lors des célébrations de la Journée anti-sanctions de la SADC, six pays du groupement économique ont réitéré leur appel à l’élimination des sanctions et autres mesures punitives imposées au Zimbabwe.
Dans une Déclaration commune, signée par les représentants du Mozambique, du Malawi, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe, les pays estiment que l’élimination des sanctions peut atténuer les défis socio-économiques auxquels est actuellement confrontée la population zimbabwéenne.
Ils relèvent que les mesures coercitives imposées au Zimbabwe ont porté préjudice à plusieurs secteurs, en plus de rendre vulnérables la population de ce pays d’Afrique australe, en particulier, et la SADC dans son ensemble.
«Les sanctions portent préjudice, pas seulement à l’économie du pays visé, mais également à celles de ses voisins», notent-ils.
La journée anti-sanctions de la SADC est traditionnellement célébrée le 25 octobre de chaque année pour sensibiliser les pays à supprimer les mesures coercitives imposées au Zimbabwe.
Les dirigeants de la SADC ont auparavant souligné qu’ils sont fermement convaincus que les sanctions ciblées visant quelques individus au Zimbabwe ont des répercussions négatives sur le pays. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis l’imposition de ces sanctions ciblées, deux décennies marquées par l’incapacité du peuple zimbabwéen à réaliser pleinement son potentiel dans les différents secteurs de la vie nationale, déplorent-ils.
Ils soulignent que cette réalité, qui n’est pas nouvelle aux yeux de la communauté internationale, nuit à l’image du Zimbabwe et limite son potentiel d’accès aux marchés financiers et aux marchés des capitaux. «L’ampleur de ces obstacles à la croissance socioéconomique du pays sur les moyens de subsistance de sa population illustre une atrocité contemporaine que nous, en tant que famille de la SADC, ressentons fortement comme un empêchement à la poursuite de notre quête commune d’intégration régionale, de croissance et de prospérité par l’un de nos membres», ont déclaré les chefs d’Etat du groupement lors d’un Sommet.
La Communauté de développement de l’Afrique australe est une organisation qui vise à promouvoir le développement économique de l’Afrique australe. Elle comprend 16 États membres, à savoir l’Angola, Botswana, Comores, République démocratique du Congo (RDC), eSwatini, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Seychelles, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)






![Tribune | Licenciements de masse et recomposition du capitalisme mondial : quelles implications pour l’espace francophone ? [Par Benoist Mallet Di Bento] Longtemps associés à des cycles de crise, ils apparaissent désormais comme des instruments ordinaires d’ajustement stratégique. Dans plusieurs grandes organisations internationales, la réduction des effectifs n’est plus uniquement une réponse défensive, mais un levier d’optimisation, parfois même valorisé par les marchés financiers.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Licenciement--450x214.jpg)



