Afin de préparer leurs alliés en Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda et Somalie) aux opérations de maintien de la paix et de renforcer leurs capacités dans la lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis ont initié une des plus importantes manœuvres militaires jamais conduites dans la sous-région. En ligne de mire, les Shebabs qui ensanglantent la Somalie depuis quinze ans
Les Etats-Unis et plusieurs pays d’Afrique de l’Est (ndlr : Kenya, Ouganda, Somalie) ont lancé, lundi 26 février, des manœuvres militaires de grande ampleur au Kenya, à un moment où la région est confrontée à une recrudescence des attaques terroristes menées par les islamistes radicaux shebab et à d’autres problèmes sécuritaires.
L’absence du Rwanda à ces manœuvres est une nouvelle illustration du coup de froid diplomatique entre Washington et Kigali
Au total, environ un millier de militaires participent à ces manœuvres qui «visent à améliorer la préparation des pays participants aux missions de maintien de la paix, à la réponse aux crises et à l’aide humanitaire.» L’absence du Rwanda à ces manœuvres est une nouvelle illustration du coup de froid diplomatique entre Washington et Kigali, accusée par les Etats-Unis de déstabiliser l’Est de la RDC en soutenant ouvertement le mouvement M23.
Des dizaines de commandos somaliens formés par les Etats-Unis prennent part à ces exercices. Les shebab combattent depuis plus de 15 ans le gouvernement fédéral somalien pour tenter d’instaurer la loi islamique dans ce pays.
Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 puis sa participation à la force de l’Union africaine en Somalie pour combattre cette insurrection, le Kenya voisin est également ciblé par ce groupe qui recrute aussi parmi la jeunesse locale appartenant à l’ethnie des Somalis.
L’armée américaine a indiqué que ces manœuvres conjointes baptisées «Justified Accord» représentent «les plus grands exercices militaires en Afrique de l’Est.» Elles illustrent la volonté de Washington et des pays partenaires d’accroître la préparation et l’interopérabilité pour la sécurité régionale et la réponse aux crises, souligne le Pentagone dans un communiqué cité par les agences de presse internationales.








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