Dans son discours sur l’état de la Nation ce dimanche 30 novembre, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rejeté avec force, la menace du président américain Donald Trump d’exclure Pretoria du sommet du G20 qui se tiendra l’année prochaine en Floride, réaffirmant le statut de l’Afrique du Sud en tant que membre fondateur de ce groupement.
Mercredi dernier, Trump avait déclaré que l’Afrique du Sud ne serait pas invitée au sommet du G20 qu’il accueillera, car Pretoria avait refusé de céder la présidence tournante du G20 à un haut représentant de l’ambassade présent à la cérémonie de clôture. Ce que conteste Pretoria qui affirme avoir bel et bien transmis cette présidence tournante à un diplomate américain.
« L’Afrique du Sud est et restera un membre à part entière, actif et constructif du G20,» a sèchement riposté Ramaphosa à Donald. Le chef de l’Etat sud-africain a également qualifié de «désinformation flagrante» les affirmations répétées de son homologue américain selon lesquelles l’Afrique du Sud commettait un «génocide contre les Afrikaners» – descendants de colons néerlandais- et confisquait des terres aux citoyens blancs.
Ramaphosa a noté que malgré la crise diplomatique, les entreprises américaines et les groupes de la société civile ont participé activement aux événements liés au G20 à Johannesburg en novembre. «Nous attachons une grande importance à ces liens constructifs et continuerons à œuvrer dans le cadre du G20,» a-t-il insisté, signalant ainsi la volonté de Pretoria de maintenir le dialogue.
Pour rappel, Washington a boycotté le sommet des dirigeants du G20 qui s’est tenu sous la présidence sud-africaine à Johannesburg les 22 et 23 novembre, Trump réitérant des allégations, largement discréditées, selon lesquelles le gouvernement à majorité noire du pays hôte persécute sa minorité blanche.





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