Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a signé le projet de loi d’amendement électoral très controversé, rapporte lundi la Présidence.
La nouvelle loi prévoit la modification de la loi électorale pour permettre aux candidats indépendants de se présenter aux élections provinciales et nationales.
En juin 2020, la Cour constitutionnelle a estimé que la représentation proportionnelle exclusive des partis ne pouvait plus être utilisée et a ordonné au Parlement de corriger le défaut de la loi électorale dans un délai de 24 mois. Le Parlement n’a pas respecté ce délai et s’est vu accorder deux prolongations par le tribunal l’année dernière.
La loi modifiée prévoit désormais l’inclusion et la nomination de candidats indépendants en tant que candidats aux élections à l’Assemblée nationale et dans les législatures provinciales.
Dans un communiqué publié lundi, le porte-parole de la Présidence, Vincent Magwenya, a déclaré que les mesures notables du projet de loi comprennent, notamment, l’inscription d’une liste de candidats indépendants habilités à se présenter aux élections, les conditions de nomination des mandataires par les candidats indépendants et une formule révisée pour l’attribution des sièges et leur réattribution en cas de sièges vacants.
Après les enquêtes et les consultations indépendantes prévues, un panel fera des recommandations non contraignantes sur les réformes potentielles du système électoral pour les futures élections de l’Assemblée nationale et des législatures provinciales après les élections de 2024.
Les organisations de la société civile ont fait pression pour que le Parlement n’adopte pas la loi, affirmant qu’elle contredisait la décision de la Cour constitutionnelle, désavantagerait les candidats indépendants et que le processus de participation du public était inadéquat.
Elles ont menacé de retourner devant les tribunaux si le projet de loi était promulgué sous sa forme actuelle.





Afrique du Sud
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




