Si Cyril Ramaphosa tombe, il est prêt. L’ancien ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, est aujourd’hui le principal rival du président, embourbé dans un scandale, pour prendre les rênes du pays.
Alors que le chef d’Etat se débat avec une possible procédure de destitution, accusé d’avoir tenté de dissimuler un cambriolage au cours duquel des liasses de dollars ont été découvertes dans un canapé chez lui, le médecin de formation, 66 ans, fait campagne sans relâche. Il est le seul autre candidat, derrière Cyril Ramaphosa, à la présidence du parti de Nelson Mandela, toujours au pouvoir trente ans après la fin de l’apartheid : L’ANC se réunit la semaine prochaine pour décider qui dirigera le pays si le parti, de plus en plus contesté, remportait les élections générales de 2024. Dans la maison louée dans une banlieue cossue de Johannesburg où il enchaine les interviews, Zweli Mkhize avance à pas feutrés, ses mouvements comme en sourdine. Entre deux entretiens, il se demande s’il devrait changer de cravate. Son assistante en tient plusieurs à disposition. Toutes vertes, noires et or, aux couleurs du Congrès national africain (ANC). Le parti, qui choisit les chefs d’Etat depuis 1994, dégringole inexorablement dans les urnes. Mais Zweli Mkhize a-t-il suffisamment de soutiens pour battre ce dernier ? Il l’affirme sans hésiter. Originaire du KwaZulu-Natal (sud-est), la branche de l’ANC dans cette province stratégique du pays zoulou, qui compte le plus grand nombre de délégués, lui a apporté un soutien massif en amont de la conférence de l’ANC qui s’ouvre le 16 décembre.





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Un commentaire
Tout va se faire par un suffrage et ça sera uniquement le peuple par le peuple et ce pour le peuple