La première vague est à l’origine de la plus sévère récession en Afrique du Sud depuis près d’un siècle, mais en cas de deuxième vague il sera très difficile au pays de se redresser. C’est ce qui a poussé Cyril Ramaphosa à demander à ses compatriotes de ne pas laisser le virus prendre le dessus notamment avec les fêtes de fin d’année qui se profilent.
Au moment où le monde montre un grand enthousiasme pour le futur vaccin de Pfizer contre le Covid-19, plusieurs pays font face à une deuxième vague qui semble malheureusement plus sévère que la première. Le président sud-africain appréhende à juste titre une nouvelle phase de contamination qui pourrait mettre à genou l’économie de la Nation Arc-en-ciel.
Une seconde vague de Covid-19 ramènera l’économie sud-africaine « du printemps vers l’hiver », selon Cyril Ramaphosa qui l’a dit dans sa lettre hebdomadaire adressée à ses compatriotes. « Une résurgence, quelle que soit son échelle, ne se contenterait pas de renverser de manière spectaculaire tous nos progrès sur le plan sanitaire. Elle étoufferait les jeunes pousses d’une récupération économique et nous renverrait du printemps à l’hiver », a-t-il dit.
Pour le moment, malgré une politique de dépistage très sérieuse, l’Afrique du Sud ne compte que 1000 à 2000 cas quotidiens de contaminations pour une population proche de celle de la France. L’Afrique du Sud qui est le pays africain le plus touché avec près de 750.000 contaminations et 19.000 décès. Et les mesures mises en place à partir de mars dernier ont considérablement affecté son économie dont le PIB devrait reculer de 8,9% en 2020 par rapport à l’année précédente. En cas de nouvelle vague, le moindre confinement ou Etat d’urgence pourrait affecter de façon durable l’économie du pays.
« Il est d’autant plus critique, à l’approche de la saison des fêtes, que nous ne devenions pas les architectes de notre propre chute », a plaidé le président Ramaphosa. « La plus grande vigilance est requise, chez chacun, pour maintenir le virus à distance ».

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Afrique du Sud


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