
Le syndicat national des magistrats (SNM) algérien a exigé hier dimanche, le respect de l’indépendance des juges et critique sévèrement le projet de loi relatif au statut du Conseil supérieur de la magistrature.
Après une réunion la veille (samedi), le syndicat a publié un communiqué dénonçant « la trituration » de la mouture du projet en question ainsi que « le manque de formation, l’incompétence et la fuite en avant de certains des confrères (magistrats) ayant élaboré le texte ».
Le syndicat a rappelé, dans ce sens, avoir déjà sensibilisé les membres de la commission juridique de l’Assemblée nationale sur le contenu de ce projet.
« Nous avons constaté que la mouture finale présentée par la commission a connu d’importants changements. Ce qui constitue un recul considérable par rapport à l’engagement des autorités à prendre en compte les propositions de la commission dont nous faisions partie, et nous ignorons les raisons de ces modifications », a souligné le SNM. Le syndicat a invité les magistrats à se mobiliser avant l’adoption du texte à l’Assemblée populaire (Parlement).
Fait rarissime, le président de ce syndicat, Issad Mabrouk, a par ailleurs violemment critiqué « certaines décisions de justice hallucinantes » accusant une partie de ses pairs d’être instrumentalisée par le pouvoir. La justice algérienne et les magistrats ont été au centre de vives critiques, en raison notamment, de leur rôle dans la gestion de l’après Hirak du 22 février 2019 et les peines de prison prononcées contre des activistes et des militants.

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