Cette question est au menu de la réunion du Comité des ministres de l’ASECNA.
La 70-eme session extraordinaire de la réunion du Comité des ministres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) s’est ouverte, lundi 17 octobre à Dakar, avec à l’ordre du jour les perturbations notées lors de la grève des contrôleurs aériens observée le 23 septembre dernier.
Plusieurs ministres et représentants des Etats membres, des directeurs généraux et des administrateurs, ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette rencontre tenue au siège de l’institution dans la capitale sénégalaise.
L’Union des syndicats des contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (USYCAA) avait décrété un mot d’ordre de grève pour réclamer, entre autres, une amélioration des conditions de travail et de meilleurs plans de carrière.
Ce mouvement de grève avait paralysé plusieurs aéroports des 17 pays membres de l’ASECNA.
S’exprimant à l’ouverture de la réunion, le président du comité des ministres de l’ASECNA, Oumarou Malam Alma, a déclaré que la grève du mois de septembre relève d’une question existentielle pour l’ASECNA.
Il dit espérer que la sérénité sera retrouvée sur le plan social afin de permettre à l’ASECNA de continuer à assurer fort utilement sa mission de sécurité de la navigation aérienne au bénéfice de la communauté aéronautique internationale, régionale, des Etats respectifs et des usagers.
« Cette mission suppose la sérénité, une gestion adéquate des conflits professionnels et un engagement responsable de tous pour que l’ASECNA (…) puisse continuer à accomplir dans les meilleures conditions possibles la mission de service publique à elle confiée par nos Etats », a dit le ministre nigérien des Transports aériens. Son homologue sénégalais des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, Doudou Ka, a pour sa part, exprimé » l’engagement de son pays à ’’soutenir et à accompagner cet instrument essentiel de coopération qu’est l’ASECNA ».
« La crise que traverse l’ASECNA (…) est une alerte qui méritait bien qu’on s’y attarde, un tant soit peu, ne serait-ce que pour en saisir les contours et les voies de remédiation possibles’’, a-t-il dit.
Le ministre a invité l’Agence à garantir en toutes circonstances une parfaite continuité de service dans les espaces supérieurs dédié au trafic international ainsi que dans les espaces nationaux.
« La grève des contrôleurs aériens est une opportunité pour mener la réflexion sur l’importance stratégique de la gestion de nos espaces aériens’’, a estimé Doudou Ka, appelant le comité des ministres à consacrer cette journée à des échanges approfondis sur les missions et le devenir de l’ASECNA et surtout sur le statut de son personnel, dans un environnement où le transport aérien est devenu l’un des principaux vecteurs de l’économie mondiale.
L’ASECNA, créée le 12 décembre 1959, est la plus ancienne institution de coopération et d’intégration africaine et malgache. Elle a pour mission d’assurer la sécurité de la navigation aérienne dans un espace aérien couvrant une superficie de 16 100 000 km2, répartie en régions d’information en vol définies par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).





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