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Jean-Louis Baroux est le fondateurd’APG, premier réseau mondial de représentations de compagnies aériennes, présent dans cent cinquante pays. On lui doit plusieurs essais sur le transport aérien, dont Transport aérien. Ces vérités que l’on vous cache (L’Archipel, 2017) et un roman, Peur sur le Vatican (L’Archipel, 2014).
Aucun doute, le transport aérien est un des sujets favoris des médias. Cette activité est devenue accessible au grand public même si une toute petite des habitants de la planète l’ont déjà pratiquée. Et puis il n’est pas naturel pour un terrien de se voir propulsé dans les airs, à 10.000 mètres d’altitude pour voler à 900 km/h afin d’arriver à une destination éloignée de plusieurs milliers de kilomètres dans des pays, qui parfois, parlent une langue étrangère. Bref prendre un vol est encore très anxiogène et ce n’est pas la traversée des aéroports qui va apaiser l’appréhension de prendre l’avion. Au moins 50% des passagers ont encore peur dans ce mode de transport
Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.
Il fut un temps, certes un peu lointain, où le transport aérien était cher, assez peu confortable et fréquenté par des afficionados fortunés. Cela a bien changé ! Il est maintenant devenu une commodité, accessible à la grande majorité des populations au moins dans les pays développés.
Dès son origine, le transport aérien a été dessiné pour être utilisé de la même manière dans tous les pays du monde avec les mêmes contraintes mais également les mêmes possibilités pour tous. Dès la conférence de Chicago qui, en décembre 1944, a créé les bases sur lesquelles le transport aérien é été construit, puis avec la création de IATA en avril 1945 à La Havane, il était clair que ce mode de transport devrait être accessible à tous les peuples
Il est toujours intéressant de lire les publicités et les communiqués de presse des compagnies aériennes. On y apprend finalement beaucoup sur l’état d’esprit du secteur et on peut deviner les grandes tendances à venir. J’en note une essentielle : il semble bien qu’au lieu d’un rapprochement des modèles «low costs» et transporteurs traditionnels, on sent une inflexion vers une diversification plus accentuée.
Parfois le transport aérien est difficile à comprendre. Certaines pratiques ou annonces tonitruantes engendrent des incompréhensions, tout au moins en ce qui me concerne. Voilà quelques exemples.
Il est toujours difficile de nommer la meilleure compagnie aérienne au monde. Sur quels critères se baser ? Comment les contrôler ? Comment s’assurer de la continuité du service ? Certes certains classements existent et ils sont faits avec la meilleure objectivité, tout au moins on peut le leur créditer. Et puis chacun peut se faire son opinion et je vous livre ici la mienne
Les créateurs du transport aérien moderne sont soit déjà morts, soit dans la dernière partie de leur vie. Ils ont beaucoup de peine à se reconnaître dans son état actuel. Jusqu’à la fin des années 1970 c’est-à-dire au cours des 35 premières années de cette activité née à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il était synonyme de luxe. Il faut dire q ue son accès coûtait cher. Finalement les clients payaient pour avoir un confort somme toute sommaire si on le compare à l’état actuel, mais ils avaient l’impression de se déconnecter de la masse populaire condamnée à voir décoller les avions depuis les terrasses des aéroports
Guillaume Faury, Directeur général d’Airbus, l’a indiqué dès le début de cette année, dans l’état actuel, la décarbonation du transport aérien pour 2050 est un leurre. Voilà au moins une vérité bonne à entendre surtout lorsqu’elle vient d’une autorité incontestée. Ce n’est d’ailleurs qu’une preuve d’honnêteté.
L’affaire est sur le point d’aboutir. Le géant américain UNITED AIRLINES et le premier constructeur de eVTOLs (Electric Vertival Take Off and Landing) ARCHER s’associent pour créer le premier réseau de transport aérien régulier. Celui-ci devrait voir le jour dans les prochaines semaines entre l’aéroport de Newark dans le New Jersey et le centre de Manhattan à New York
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![Édito | Les difficiles rapports entre les médias et le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant on ne peut pas dire que les médias traitent le transport aérien d’une manière totalement neutre, surtout depuis la généralisation des réseaux sociaux. Pas de jour sans qu’un entrefilet ne mentionne un incident survenu à bord d’un appareil. Tel vol a été dérouté car un passager se sentait mal, ou qu’une altercation même bégnine est intervenue à bord. Et le traitement est toujours dramatique. Le vol de la compagnie «XY Airlines» a été obligé de faire demi-tour pour tel incident. Certes cela constitue une nouvelle, mais est-ce bien normal de dramatiser ce qui n’est le plus souvent qu’une procédure habituelle destinée à assurer la sécurité des passagers.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Transport-aerien-VS-Medias-.jpg)
![Édito | Pourquoi le transport aérien est-il si peu rentable ? [Par Jean-Louis Baroux] Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Willie-Walsh-CEO-de-IATA-1536x858.jpg)
![Edito | Les clients du transport aérien n’en demandent-ils pas trop ? [Par Jean-Louis Baroux] Il est maintenant plus confortable quoiqu’on en dise car les appareils ont atteint un niveau de qualité et de sécurité tout à fait remarquable et de surcroît il est maintenant beaucoup moins onéreux que dans le passé. Tout pourrait aller dans le meilleur des mondes, sauf que le comportement de certains passagers rend ce type de transport parfois très stressant](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Avion--1536x833.jpg)
![Édito | Aérien : Au service des petits et moyens transporteurs [Par Jean-Louis Baroux] Sur les quelque 1200 compagnies aériennes régulières, seules une petite centaine d’entre elles utilisent les facilités dont elles pourraient largement trouver avantage. Cela couvre bien entendu tous les aspects opérationnels, par exemple une pièce de rechange étiquetée AOG (Aircraft On the Ground) en clair un dépannage pour un appareil immobilisé, aura la priorité absolue sur toutes les soutes cargo. Voilà un des aspects, mais les facilités s’exercent également dans la distribution du transport aérien. Or celles-ci sont très souvent peu connues des compagnies petites ou moyennes qui constituent la grande majorité des acteurs, même si elles ne représentent qu’un peu plus de 25% des 1.000 milliards du chiffre d’affaires qui sera très probablement atteint cette année.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/06/Soute.png)
![Édito | Vers quoi se dirige le transport aérien ? [Par Jean-Louis Baroux] Durant les 50 premières années du transport aérien moderne que l’on peut dater de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, un seul modèle existait : un transport cher avec une qualité de service exceptionnelle chargée de compenser l’absence de confort des appareils alors en service. Les tarifs étaient réglementés par IATA et la concurrence d’ailleurs très faible entre les opérateurs, s’exerçait essentiellement sur la qualité du service, l’accent étant mis sur les nouveaux appareils dont l’arrivée du Boeing 747 a été l’archétype.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/05/Avion-.png)
![Edito | Transport aérien : incompréhensions [Par Jean-Louis Baroux] Dernièrement, à la suite de sa visite dans le Moyen Orient, l’équipe de Donald Trump et peut-être lui-même ont annoncé une commande massive d’appareils Boeing de la part du Qatar : 160 appareils long-courriers répartis entre des B787 Dreamliners et les derniers B777X pour un montant de 200 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/05/Qatar.jpg)
![Édito | La meilleure compagnie aérienne [Par Jean-Louis Baroux] Revenons dans le passé. Pendant des années, l’icone des compagnies aériennes était la fameuse PAN AM. Elle a régné sur le transport aérien pendant trois décennies au moins. Elle a créé tous les standards encore utilisés de nos jours qu’ils soient reliés aux aspects techniques, opérationnels ou commerciaux. Le nombre des «premières» qu’elle a ouvert est impressionnant, depuis les traversées du Pacifique à bord d’hydravions géants jusqu’à la mise en service de l’extraordinaire Boeing 747 développé par le constructeur sur la demande expresse de Juan Tripe le PDG de la compagnie.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/05/Emirates-et-Singapore-Airlines-.jpg)
![Tribune | Pour qui le transport aérien est-il organisé [Par Jean-Louis Baroux] Cela a bien changé et si les fondamentaux : la sécurité, la fiabilité et la recherche d’une technique toujours meilleure sont restés des constantes, il n’en est pas de même pour sa consommation. L’arrivée des «low costs» a tout changé et d’abord la clientèle et la manière de consommer le transport aérien. Cela ne va pas sans certaines contradictions.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/05/Transport-aerien-.jpg)
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