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La République Démocratique du Congo vit aujourd’hui une période de tensions institutionnelles marquées par une série de poursuites judiciaires visant d’anciens hauts responsables, notamment des Premiers ministres et même un ancien président devenu sénateur à vie. Si l’obligation de rendre des comptes est un principe fondamental dans toute démocratie, la manière dont elle est appliquée en RDC soulève plus de questions qu’elle n’apporte de certitudes.

L’ambiguïté congolaise En RDC, la Constitution et les textes de loi offrent un cadre incertain concernant la poursuite judiciaire d’anciens chefs d’État ou ministres. L’article 107 de la Constitution prévoit des immunités pour les parlementaires, et le statut de sénateur à vie conféré à l’ancien président Joseph Kabila semble lui offrir une forme de protection symbolique et juridique.

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Pour certains, ce style brutal semble irrespectueux. Exposer publiquement des chefs d'État à la télévision va à l’encontre des codes diplomatiques classiques. Mais pour d’autres, c’est peut-être le réveil nécessaire

Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la diplomatie américaine reprend un ton direct, sans filtre et stratégie. Lors de récentes rencontres dans le Bureau Ovale, notamment avec les présidents d’Ukraine et d’Afrique du Sud, le message est clair : «nous connaissons vos gouvernements, vos pratiques et vos faiblesses. Nous travaillerons avec vous, seulement si vous corrigez vos politiques et servez nos intérêts.»

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Malgré leurs postures fermes et leurs stratégies offensives, ni Washington ni Pékin ne peuvent se proclamer vainqueurs. Les États-Unis ont usé de leur levier économique pour imposer des tarifs punitifs, espérant forcer la Chine à modifier ses pratiques industrielles et commerciales. La Chine, de son côté, a riposté avec fermeté, refusant toute capitulation unilatérale et mobilisant ses propres leviers pour résister aux pressions.

Après plusieurs semaines de tensions commerciales et de représailles tarifaires, les États-Unis et la Chine sont parvenus à un accord provisoire. Celui-ci prévoit la réduction des droits de douane sur certains produits ainsi qu’un moratoire de 90 jours sur l’imposition de nouveaux tarifs, dans l’espoir de trouver un terrain d’entente sur leurs différends commerciaux profonds

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«Lorsqu’un homme devient trop rigoureux dans un système corrompu, on ne le combat pas avec des preuves, on le met à la retraite.» Cette phrase résume le climat de suspicion qui entoure le départ précipité de celui qui, malgré ses méthodes contestées, incarnait une certaine fermeté dans la gestion des finances publiques. Pourquoi une telle mise à l’écart alors que M. Alingete n’a même pas eu l’occasion de répondre aux accusations publiques ? Que cherche-t-on à cacher au peuple congolais ?

48 heures seulement après les déclarations percutantes de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, accusant l’Inspection Générale des Finances (IGF) et son chef Jules Alingete de dérives institutionnelles et de conflits d’intérêt, la présidence congolaise annonce la mise en retraite anticipée de ce dernier. Coïncidence troublante ou sanction politique déguisée ?

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Dans une interview exclusive accordée à Paulette Kimuntu sur La Lionne TV Officiel, l’ancien ministre des Finances de la RDC, M. Nicolas Kazadi, a brisé le silence et livré une critique frontale du système qu’il a pourtant servi. L’émission, largement relayée sur les réseaux sociaux, a mis en lumière les failles, selon lui, d’un État en crise : Il y dénonce une «mafia gouvernementale» où les intérêts personnels l’emportent sur l’intérêt général. Il fustige la faillite des entreprises publiques et l’indiscipline budgétaire, évoquant une culture de prédation enracinée chez les mandataires publics.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) est aujourd’hui l’un des piliers du dispositif de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo. Sa mission principale consiste à contrôler la gestion des finances publiques, garantir la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, et favoriser la reddition des comptes. Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, l’IGF est devenue l’arme favorite du gouvernement pour restaurer la discipline budgétaire, dénoncer les détournements et promouvoir une gouvernance responsable. L’institution bénéficie du soutien d’une grande partie de la population, lasse de l’impunité et de la mauvaise gestion endémique. Mais son action, bien que saluée, soulève aussi des interrogations croissantes

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Alors que Joe Biden quitte la Maison Blanche en laissant derrière lui l’ambitieux projet de chemin de fer reliant la RDC, la Zambie et l’Angola — soutenu dans le cadre du partenariat pour des infrastructures de classe mondiale — c’est désormais sous la présidence de Donald Trump que les États-Unis poursuivent activement leur repositionnement en Afrique centrale. Trump supervise en effet la signature d’un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda, tout en renforçant l’accès des États-Unis aux minerais stratégiques congolais

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Le secteur extractif – notamment la production de cuivre et de cobalt – demeure le pilier de cette croissance. Le Congo est le premier producteur africain de cuivre, et sa production devrait atteindre 3,5 millions de tonnes d’ici 2026. Toutefois, cette dépendance rend l’économie congolaise très exposée aux fluctuations des prix mondiaux des matières premières, et donc instable.

Selon un rapport publié par Moody’s, l’économie de la République Démocratique du Congo (RDC) devrait maintenir un taux de croissance annuel moyen de 6 % entre 2025 et 2027, et ce malgré les conflits persistants à l’Est du pays. Une projection fondée principalement sur la performance du secteur minier, les investissements publics en infrastructure et les réformes soutenues par le FMI.

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