«La paix ne se signe pas seulement, elle se construit, s’incarne, et se protège chaque jour par des actes.»
Un accord de plus… ou enfin le bon ?
Le 2 mai 2025, un nouvel accord de paix est censé être signé sous la supervision des États-Unis entre les parties en conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Un événement diplomatique majeur qui suscite espoir et scepticisme à la fois. Plusieurs accords ont été signés dans le passé, sans pour autant stopper l’hémorragie humaine et les violences chroniques.
Pourtant, cette fois-ci, certains observateurs y voient un tournant : les adversaires semblent prêts à coopérer, à mutualiser les ressources régionales et à permettre l’entrée stratégique des investissements américains dans le marché congolais.
Une diplomatie congolaise plus affirmée
Félix Tshisekedi, le président congolais, par une diplomatie plus offensive et sans langue de bois, a exposé les manœuvres déstabilisatrices du régime rwandais dans la crise persistante de l’Est. Cette prise de position franche a marqué un point décisif dans les négociations, suscitant le respect de plusieurs partenaires internationaux.
La paix ne se décrète pas, elle s’apprend
Cependant, au-delà des convenances diplomatiques et des signatures solennelles, une vérité demeure : une guerre enracinée depuis plusieurs décennies ne peut disparaître par magie. Il ne suffit pas de signer des accords ; il faut les appliquer. Il faut une volonté politique forte, une justice équitable, et un engagement concret sur le terrain.
Les deux pays doivent cesser de faire appel systématiquement à l’ONU ou aux grandes puissances pour chaque désaccord. Ils doivent apprendre à dialoguer directement, à construire des mécanismes de résolution endogènes, basés sur la responsabilité mutuelle et le respect des peuples.
Un conflit qui nous a coûté cher
La guerre n’a rien apporté de bon : ni paix, ni prospérité. Elle a fauché des vies, alimenté les rancunes, détruit les économies locales, et ralenti nos ambitions de développement. Elle a détourné nos ressources et notre attention des vraies priorités : l’éducation, la santé, les infrastructures, et la sécurité alimentaire.
Et maintenant ?
Ce nouvel accord est peut-être l’ultime chance de tourner la page d’un conflit qui a trop duré. Mais seul l’avenir dira s’il s’agit d’un véritable départ vers la paix ou d’un mirage diplomatique de plus. La balle est dans le camp des dirigeants… mais aussi dans celui des peuples qui aspirent, enfin, à la paix.





République démocratique du Congo

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