Suite au vote lors de la dernière session du Comité des ministres de l’Agence pour la sécurité et de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) en fin janvier 2023, le nouveau président du Conseil d’administration (PCA) de l’organe s’appelle Rolland Fidiariseheno Ranjatoelina.
Ancien ministre des Transports de Madagascar, Rolland Rajantoelina succède au diplomate français Jean Lamy, au poste de mai 2020 jusqu’en avril 2023. Le nouveau patron de l’ASECNA a pris fonction le 28 avril 2023 au siège de l’agence à Dakar (Sénégal). Il dirigera le CA de l’ASECNA au cours des trois prochaines années.
Créée en 1959, l’ASECNA est une ancienne institution de coopération dans le domaine de l’aviation des pays africains et de la France, avec en tout 18 pays membres. Elle est un établissement public international doté de la personnalité morale et jouissant de l’autonomie financière.
L’année dernière, courant août – septembre 2022, l’agence a connu un climat de tension sociale entre les aiguilleurs du ciel et la direction générale. L’Union des syndicats des contrôleurs aériens de l’Asecna (USYCAA) s’est beaucoup mobilisée pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail et de meilleures perspectives de carrière. La tension a failli ternir l’image de l’ASECNA au niveau mondial sans un arbitrage serré du Conseil d’administration. Au nouveau PCA donc de maintenir le climat actuel serein, voire d’améliorer beaucoup plus le rapport avec les syndicalistes.
Conformément aux statuts de l’Agence, le PCA est chargé de convoquer et présider les séances du Conseil d’administration, et doit présenter au Comité des ministres, pour approbation, un rapport annuel portant sur les activités du Conseil d’administration ainsi que sur ses responsabilités spécifiques telles que précisées. Il doit également diligenter toutes les actions relatives à la conduite des missions d’inspection technique, économique et financière décidées par le Conseil d’administration.
Expert en transport aérien
Rolland Ranjatoelina est à la fois un économiste et un expert en transport aérien qui a fait une bonne partie de sa carrière dans la compagnie aérienne nationale Air Madagascar, jusqu’à occuper de hautes fonctions comme administrateur-délégué. Son expérience dans le domaine de l’aviation civile a fait de lui, l’un des piliers de la structure chargée de la gestion des aéroports de son pays qu’est l’Aéroports de Madagascar (ADEMA).
L’homme a eu aussi un parcours dans l’administration gouvernementale bien que n’étant pas politicien. De 2009 jusqu’en 2011, en pleine transition sous Andry Rajoelina, il fut ministre des Transports. Il figure parmi les signataires de la Convention relative à l’ASECNA en avril 2010, au nom de la République de Madagascar. En mars 2022, il a été appelé par le président Rajoelina pour occuper le même poste ministériel, jusqu’en mars 2023.
Soit juste une année où durant une bonne période, il a connu des mêlées avec Rinah Rakotomanga représentante «d’Air Madagascar» au sein du CA de «Madagascar AirLines» sur la restructuration de la compagnie aérienne de Madagascar.
Rolland Ranjatoelina emmènera sûrement à Dakar, un spécialiste de l’aviation aérienne et connaisseur de l’ASECNA en la personne du colonel en retraite Aubry Redia, un pilote des MIG.





Madagascar
![Édito | Aviation : les futurs majors aériens [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, qu'on le veuille ou non, le transport aérien continue à croître. Il n'est qu'à songer aux quelque 20 000 appareils actuellement en commande, en rappelant que la valeur moyenne d'un avion moderne est de 100 millions de dollars. Les chiffres sont vertigineux, et l'on voit mal comment ils pourraient être supportés uniquement par les pays qui ont jusqu'à présent fait la prospérité de ce secteur.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Inde-Chine--450x230.jpg)
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)


![Tribune | Délai de paiement : le crédit fournisseur ne remplace pas un calendrier de trésorerie [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Lorsqu'une entreprise africaine étudie une marque chinoise, cette période ne commence pas toujours à l'arrivée de la marchandise. Un acompte peut être dû avant la production. Le solde peut courir depuis la date de facture ou d'expédition. Le fret, l'assurance, les droits, les taxes, la manutention et la distribution locale suivent chacun leur propre calendrier. Les clients, eux, peuvent payer bien après avoir reçu les produits.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/CF-450x221.jpg)
