Le candidat des Etats-Unis à la présidence de la Banque mondiale, Ajay Banga, est en déplacement mardi 7 mars à Abidjan, première étape d’une tournée mondiale où il cherchera notamment à convaincre les pays émergents qui souhaitent avoir plus d’influence dans les institutions internationales.
Lors d’une visite d’une infrastructure financée par l’institution afin d’améliorer l’accès à l’électricité à Yopougon, une commune populaire d’Abidjan, Ajay Banga a assuré vouloir continuer de développer des projets sur le continent africain, s’il est élu. «Comment ne pas travailler avec un continent qui a tant de jeunes gens dont les aspirations et l’optimisme nous inspirent tous ? », a-t-il déclaré.
Saluant la Côte d’Ivoire, «un partenaire constant qui a connu 10 ans de bonne croissance économique », il a martelé son souhait d’«apprendre et écouter» lors de ses visites de terrain. Américain né en Inde, Ajay Banga a été choisi par le président américain Joe Biden pour prendre la tête de la Banque mondiale.
Il est à ce stade le seul candidat déclaré et sa candidature a déjà reçu le soutien de plusieurs pays émergents, comme l’Inde, le Kenya, ou encore le Ghana.
Ajay Banga, 63 ans, a fait une longue carrière dans le secteur privé, en dirigeant notamment Mastercard entre 2010 et 2020. Une expertise sur laquelle il compte s’appuyer pour impliquer davantage les entreprises dans les projets de l’institution. « Je sais que les partenariats public-privé fonctionnent», a-t-il lancé mardi 7 mars à Abidjan. « Tout le monde a un rôle à jouer, peu importe si l’expertise vient du secteur privé, public, de la politique, de l’économie. J’ai toujours pensé que le secteur privé devait collaborer avec la société civile et le public car c’est le seul moyen de croître et progresser», a-t-il ajouté.
Après la Côte d’Ivoire, où il a rencontré lundi le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, Ajay Banga doit se rendre au Kenya, deuxième étape d’une tournée qui le mènera aux quatre coins de la planète. Le processus de nomination du nouveau Président de la Banque mondiale a été lancé le 23 février, une semaine après que son Président actuel, David Malpass, a annoncé son départ de la tête de l’institution à compter du 30 juin.
Depuis la création de la Banque mondiale au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l’institution a toujours été dirigée par un Américain, alors que, par un accord tacite entre puissances occidentales, le Fonds monétaire international (FMI) a toujours eu un Européen à sa tête. La sélection devrait intervenir début mai.





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Un commentaire
Ajay Banga, 63 ans, vient du secteur privé, en dirigeant notamment Mastercard entre 2010 et 2020. Une expertise sur laquelle il compterait s’appuyer pour impliquer davantage les entreprises du secteur privé dans les projets de l’institution.
En attendant l’appui du CA qui dirige l’institution, je note et apprécie ses mots même si aucune originalité ne les distingue des mots des prédécesseurs. :
«Comment ne pas travailler avec un continent qui a tant de jeunes gens dont les aspirations et l’optimisme nous inspirent tous ? » (une approche généreuse et louable que l’on retrouve chez l’UE).
« Tout le monde a un rôle à jouer, peu importe si l’expertise vient du secteur privé, public, de la politique, de l’économie. (en réalité le secteur privé a la connaissance et l’expertise sinon il n’existerait pas en Afrique, la politique fait de la politique et ses choix sont ceux des électeurs régulièrement …électeurs).
« Je sais que les partenariats public-privé fonctionnent» poursuit le candidat , donc… s’il sait il conviendra de convaincre les autres ce qui nécessitera beaucoup d’efforts pour des engagements à long terme engageant au moins deux générations, beaucoup de responsables parlementaires et gouvernementaux. Un débat public sur les échecs serait le bienvenu.
Si l’État ne subit pas de lourds investissements à la construction d’une infrastructure il doit néanmoins s’acquitter, tout au long de la vie de cette infrastructure , de loyers au consortium d’entreprises privées qui en assure la gestion.
Les coûts à long terme peuvent alors dépasser les investissements initiaux notamment dans les cas de situations d’urgence, de manque de savoir-faire dans l’exploitation des services publics , de l’inexistence d’un cadre juridique spécifique aux PPP proposant un partage des risques raisonnable.
Enfin le savoir faire est rarement acquis sauf si au capital des sociétés de projet participe la partie publique au fins d’obtenir des informations complètes.
Enfin il faut rappeler que les litiges échappent à la justice locale qualifiée de partiale pour se réfugier dans les tribunaux internationaux.