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Banque Mondiale : une grosse enveloppe pour l’Afrique centrale et de l’Ouest

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La Banque mondiale a mobilisé 50 milliards de dollars US pour financer la relance dans les pays à revenus faibles et 12 milliards pour le vaccin anti-Covid-19 dans les pays à revenus moyens et faibles. Une enveloppe dans laquelle les pays d’Afrique subsaharienne auront la part belle, d’après le Vice-président Afrique de l’Ouest et du Centre de cette institution, le mauritanien Ousmane Diagana.

Afin d’accompagner une centaine de pays dans le monde à faire face à la crise, l’institution de Bretton Woods prévoit de leur accorder jusqu’à 160 milliards de dollars de prêt et d’aide en 2021. Plus du tiers de cette somme profitera au pays à revenu faible et à revenu intermédiaire, dont « la plupart se trouvent en Afrique subsaharienne », souligne Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, dans un entretien accordé à la Radio France Internationale (RFI).

Ainsi, les 50 milliards de dollars seront sous forme de prêts, alors que 12 autres milliards de dollars seront accordés sous forme d’aide pour l’achat et la distribution de vaccin, a-t-il précisé. La priorité de la Banque est donc double, d’une part apporter une réponse rapide à la crise sanitaire et de l’autre contribuer activement à une «reprise forte, rapide et résiliente» et, par conséquent, à la création d’emplois.

Evidemment, relance et création d’emploi passeront nécessairement par les petites et moyennes entreprises (PME) et le secteur informel dans l’ensemble des pays. «Dans chacun des pays depuis la crise, nous avons financé de manière très rapide des opérations dans les secteurs de la santé, l’agriculture, les infrastructures, l’éducation», confirme M. Diagana.

Ainsi, en Centrafrique 10 millions de dollars ont été mobilisés pour financer localement la production de masques, protégeant des emplois locaux dans cette période difficile. De même, dans des pays comme le Sénégal, le Kenya et le Ghana, la Banque mondiale finance des projets de rénovation des bidonvilles, toujours avec l’objectif de créer beaucoup d’emplois.

M. Diagana a également rappelé qu’en moyenne, avant la crise, la Banque mondiale a eu «en portefeuille au moins deux milliards de dollars par pays». Or, cette somme est un prêt permanent, puisque, sans cesse remboursée et aussitôt réattribuée.

«Nous étions là bien avant la crise, nous avons intensifié nos interventions pendant la crise et nous avons un tas de partenariats qui nous permettent actuellement déjà de poser les jalons pour un partenariat encore beaucoup plus fort, plus solide afin de soutenir la reprise économique», a-t-il conclu.

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