Le commandant à la tête du coup d’Etat manqué au Bénin aurait trouvé refuge au Togo voisin, a révélé mercredi 10 décembre, un haut responsable du gouvernement béninois, appelant à son extradition immédiate.
Cette révélation risque d’envenimer des relations déjà tendues entre Cotonou et Lomé, le régime d’Eyadema fils étant soupçonné de servir de base de déstabilisation de son voisin béninois, l’une des rares démocraties dans une sous-région où les pouvoirs militaires s’installent durablement.
L’aventure des soldats qui ont brièvement pris le contrôle de la chaîne de télévision d’Etat du Bénin dimanche matin et ont affirmé avoir destitué le Président Patrice Talon, a tourné court. Les forces armées béninoises, appuyées par la puissance de feu nigériane et le soutien logistique et des services de renseignement français, ont déjoué la tentative.
Les soldats ont identifié le colonel Tigri Pascal, commandant de la garde présidentielle, comme le chef du coup d’Etat manqué. On ignorait jusqu’alors où il se trouvait.
Le ministère des Affaires étrangères du Togo n’a pas immédiatement réagi à cette mise en accusation.
Les putschistes ont tenté de s’emparer du Président Talon et se sont approchés suffisamment pour que les habitants soient témoins de violents affrontements, a déclaré le gouvernement béninois dans un communiqué. Ils ont également réussi à enlever deux hauts gradés de l’armée, qui ont été libérés lundi matin, précise le communiqué.
Un porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbedji, a déclaré que 14 personnes avaient été arrêtées en lien avec la tentative de coup d’Etat.





Bénin
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