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Les besoins des pays africains vont progresser de 75% d’ici 2030

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Alors que plusieurs pays africains ont d’ambitieux programmes pour accroître leur production agricole, il semble que ces efforts demeurent insuffisants, puisque le continent continuera à être déficitaire pour les dix prochaines années.

D’ici 2030, l’Afrique continuera d’importer des millions de tonnes de nourritures dont elle a besoin pour nourrir ses 1,4 milliard d’habitants. D’après une récente étude de l’OCDE et de la FAO, sur les besoins alimentaires mondiaux, l’Afrique subsaharienne verra ses importations de nourriture progresser de 75%. Il lui faudra donc acheter plus de blé, de riz, de soja de maïs pour une population de plus en plus nombreuse, alors que la production locale, bien qu’en augmentation, progressera à un rythme beaucoup plus lent.
L’Afrique du Nord n’est pas en reste, puisque ses besoins vont progresser avec ceux du Moyen-Orient de 28% sur la période. Or, sur cette partie du continent, seuls le Maroc affiche un compte excédentaire, alors que l’Egypte avec ses 120 millions d’habitants en 2030, l’Algérie avec ses 48 millions, la Tunisie et la Libye qui cumuleront plus de 22 millions auront des besoins en nette hausse.
Il est clair que si les pays du continent continuent de négliger leurs besoins en nourritures, le déficit en produits alimentaires, corrélé au déficit de la balance commerciale, pourrait entraver leur développement. De plus, l’évolution récente de l’économie mondiale a montré que dans des périodes de crise, l’égoïsme des pays fournisseurs peut les pousser à freiner leur livraison, ce qui condamne davantage les pays du continent.

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