La Banque centrale du Ghana (Bank of Ghana, BoG) a annoncé, le 5 janvier, son intention de vendre jusqu’à 1 milliard de dollars sur le marché des changes au cours du mois. Ces devises seront proposées aux banques commerciales et aux entreprises pour financer leurs importations.
Cette opération s’inscrit dans le programme d’intermédiation de change institué par la banque centrale.
Limiter les variations du taux de change
Les cessions se feront par enchères, Les volumes vendus peuvent évoluer en fonction des conditions du marché, du niveau de la demande en devises et de la disponibilité des réserves.
Bank of Ghana explique que la vente de dollars vise d’abord à limiter les fortes variations du taux de change. Lorsque les entreprises ne trouvent pas suffisamment de devises sur le marché, la pression augmente sur le cedi, – la monnaie nationale-, ce qui peut entraîner sa dépréciation «anormale.» La Banque du Ghana indique que le cedi s’est apprécié de 40,67 % face au dollar sur l’ensemble de l’année 2025, pour atteindre une parité d’environ 10,45 cedis contre un dollar.
En injectant des dollars sur le marché, la banque centrale cherche à répondre à une partie de la demande et à éviter des mouvements brusques à court terme. Elle précise toutefois qu’elle ne cherche ni à fixer un niveau précis du taux de change ni à orienter le marché dans un sens.
Par ailleurs, ce programme sert aussi à gérer les réserves de change du pays. La Banque du Ghana poursuit un objectif d’accumulation de réserves, tout en utilisant une partie pour réguler le marché. Une partie des dollars injectés sur le marché des changes provient du programme national d’achat d’or. Dans ce dispositif, la banque centrale achète de l’or produit localement. Le métal jaune est ensuite converti en devises étrangères. Les dollars ainsi obtenus sont injectés sur le marché des changes de manière progressive et encadrée. Cette approche permet de canaliser les flux de devises de façon ordonnée, sans perturber le fonctionnement normal du marché, justifient les autorités monétaires.


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)


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