La capitalisation boursière consolidée des places africaines qui participent au projet de connexion au niveau régional a atteint les 1.383,46 milliards de dollars, selon des calculs effectués par l’agence Ecofin.
Edoh Kossi Amenoumve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan, a annoncé à l’occasion d’un séminaire à Douala, que les bourses du Ghana et du Botswana ont rejoint un groupe de pays pionniers de l’initiative. Le projet d’interconnexion regroupe déjà les 9 marchés financiers les plus importants du continent dont Johannesburg, Lagos, Le Caire, Casablanca et Abidjan.
Cette nouvelle avancée fait suite à la sélection au mois d’avril dernier, de 30 sociétés de bourse habilitées à traiter des transactions dans le cadre du développement de la plateforme d’interconnexion des marchés boursiers africains.
Le volume de transactions monte
Le projet d’interconnexion est parti du constat qu’au cours de ces trois dernières années, le volume des transactions entre plusieurs marchés financiers africains s’est intensifié. Il est juste question de rendre automatique le processus de négociation et permettre aux courtiers d’accéder aux informations et de voir la profondeur et la liquidité des marchés participants. Un test serait en cours avec la participation de 4 bourses, notamment celles de Casablanca, Lagos, Abidjan, et du Caire.
La connexion des marchés financiers africains devrait permettre de créer plus de profondeur et de liquidité. Mais il faudra compter avec de nombreux défis. Le premier est celui des déséquilibres de taille. La Bourse de Johannesburg à elle seule pèse pour plus de 80% de la valeur totale des marchés financiers participants.
L’autre défi sera celui de la réglementation des changes. Dans de nombreux pays, il n’est pas acquis que les autorités lèvent les restrictions sur les transactions en devises en accordant des dérogations pour les opérations boursières…





Cameroun

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