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Burkina Faso : 50 femmes kidnappées par des terroristes

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Tout le monde se souvient de l’enlèvement spectaculaire de plus 200 jeunes lycéennes nigérianes par les terroristes de Boko Haram. Les groupes djihadistes burkinabè se sont apparemment inspirés de leurs homologues nigérians.

Ils ont kidnappé une cinquantaine de femmes jeudi 12 et vendredi 13 janvier à Arbinda, petite localité située au nord du Burkina Faso, selon les responsables locaux et les témoignages des habitants de ce village meurtri par des violences terroristes. Selon toute vraisemblance, ces otages serviront d’esclaves sexuels à ces terroristes. 

L’agence officielle de presse burkinabé (AIB) rapporte qu’un premier groupe d’une quarantaine de femmes a été enlevé, jeudi 12 janvier, à une dizaine de kilomètres au sud-est d’Arbinda. Certaines ont pu s’échapper et regagné leur village pour témoigner. «Les femmes se sont regroupées pour aller cueillir des feuilles et des fruits sauvages en brousse parce qu’il n’y a plus rien à manger», a relaté un villageois cité par l’agence. Il a précisé qu’elles étaient parties avec leurs charrettes dans la journée de jeudi. «Le jeudi soir, ne les voyant pas revenir, nous avons pensé que leurs charrettes avaient eu un problème. Mais trois rescapées sont revenues nous dire ce qui s’est passé», a ajouté un autre.

Selon ce dernier, le lendemain, à huit kilomètres au nord d’Arbinda, une vingtaine de femmes qui n’étaient pas informées du premier enlèvement, ont été à leur tour victimes d’un rapt.

Les responsables locaux qui ont confirmé les enlèvements, ont relevé que  l’armée et ses supplétifs civils ont effectué des ratissages de la zone 5 sans succès. La commune d’Arbinda se situe dans la région du Sahel, dans le nord du Burkina Faso. La zone se trouve sous blocus de groupes djihadistes et est difficilement ravitaillée en vivres. Près d’un million de personnes vivent actuellement dans des zones sous blocus, dans le nord ou l’est du pays, selon les Nations unies.

Au Burkina Faso, en particulier dans sa moitié nord, les attaques de groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique sont récurrentes depuis 2015. Elles ont fait des milliers de morts et au moins deux millions de déplacés.

Le capitaine Ibrahim Traoré, Président de Transition issu d’un putsch militaire le 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, s’est donné pour objectif «la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes».

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