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Burkina Faso : Des économistes discutent des nouvelles opportunités de la ZLECAF

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« Zone de libre-échange continentale en Afrique : nouvelles opportunités et défis pour les pays de l’UEMOA ». C’est le thème d’une conférence publique organisée, le jeudi 21 janvier 2020 à Ouagadougou, par le Centre d’étude et de recherche sur l’intégration économique en Afrique (CERIEA).

 

Depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2021, de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les économistes des différents pays signataires décryptent les opportunités et les défis qu’offre ce nouveau projet qui doit intégrer à terme l’ensemble des 54 États de l’Union africaine. D’autant qu’il s’agit d’un «vaste marché de 1,3 milliard de personnes», selon le ministre burkinabè du Commerce, Harouna Kaboré parrainant la conférence publique sur les opportunités de la ZLECAf. A l’en croire, pendant les 10 années à venir, ce sera «un travail pour libéraliser 90% des produits» et ensuite «7%» sur 13 ans pour le Burkina Faso. Quant aux «3%» qualifiés de produits spécifiques, le ministre a affirmé qu’ils ne connaitront pas la libéralisation. Initiée par le Centre d’étude et de recherche sur l’intégration économique en Afrique (CERIEA), cette conférence se veut être donc une tribune pour imprégner les acteurs économiques et les citoyens des réalités de la ZLECAf. Selon le Pr. Mahamadou Diarra, président du CERIEA, l’initiative s’inscrit donc dans la logique de porter à la connaissance du public, les gains et les défis de l’intégration économique en Afrique. Il ressort en effet des interventions des différents panélistes que l’accord de la ZLECAf permettra, entre autres, de simplifier les procédures douanières et administratives, diversifier les exportations, accélérer la croissance et créer des emplois. Toutefois, le manque de fonds pour financer les ambitieux programmes, l’union douanière, l’opérationnalisation du marché commun et l’insécurité, constituent les principaux défis à relever, de l’avis des experts.

Au niveau du Burkina Faso, le ministre du Commerce rassure qu’un travail de fond a déjà été fait et que le pays est bien disposé à profiter des opportunités du marché continental. En effet, «le Burkina a déjà mis en place un comité national ZLECAf, poursuit-il, qui œuvre sur l’ensemble des préoccupations à prendre en compte». En plus de cela, une stratégie nationale ZLECAf en cours d’élaboration sera disponible dans le premier semestre de l’année, selon le ministre tout en relevant que le Burkina Faso sera à même de proposer ses produits aux autres pays africains avec une réduction des barrières.

 

Drissa Traoré

 

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