Craignant de nouveaux débordements contre la chancellerie demain vendredi 25 novembre après l’annonce de nouvelles manifestations annoncées à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, l’ambassadeur de France Luc Hallade, a demandé aux employés de l’ambassade de privilégier le télétravail.
Par mesure de précaution, les écoles françaises et les Instituts français seront également fermés. L’ambassade de France à Ouagadougou a par ailleurs invité les ressortissants français de limiter au maximum leurs déplacements et d’éviter de se rapprocher des lieux de rassemblements des manifestants.
Depuis le 30 septembre dernier, date du deuxième coup d’Etat au cours de l’année 2022 ayant consacré l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, des manifestations hostiles à la France sont fréquemment organisées dans le pays avec plus ou moins une bienveillance tacite de la junte au pouvoir.
Les emprises diplomatiques françaises avaient même été violemment prises pour cible, début octobre dernier par des manifestants, ce qui a poussé Paris et l’Union européenne à rappeler à Ouagadougou son devoir de faire respecter la convention de Vienne. La délégation de l’Union européenne au Burkina Faso a déploré dans un courrier adressé au ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso «l’absence de réaction appropriée des services de sécurité» suite au mouvement de protestation du 18 novembre 2022 qui a ciblé une nouvelle fois l’enceinte diplomatique de l’ambassade de France.





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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




