Le peuple burkinabé n’a pas arrêté de compter ses morts. Les terroristes ont encore frappé l’avant-veille de Noël au nord du pays dans une attaque qui a fait 41 morts.
L’émotion est très vive dans l’opinion qui voit semaine après semaine, des dizaines de compatriotes tomber sous les coups de la folie du terrorisme islamique. Le chef de l’Etat du Faso Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil national de 48 heures.
« La mission de ratissage sur la zone d’embuscade de groupes armés terroristes contre une colonne de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et de civils le jeudi 23 décembre (…) a établi un bilan de 41 corps« , indique un communiqué du porte-parole du gouvernement Alkassoum Maïga, cité par l’agence Ecofin.
Dans sa lutte contre les groupes djihadistes, l’armée burkinabè, faible et mal équipée, s’appuie sur des supplétifs civils.
Selon plusieurs médias burkinabè, une embuscade de djihadistes présumés a visé jeudi dernier un convoi de commerçants escorté par des Volontaires de la défense de la patrie, à une vingtaine de km de Ouahigouya, dans le nord du pays. Cette attaque est la plus meurtrière depuis celle d’Inata (nord), mi-novembre, où 57 personnes dont 53 gendarmes avaient été tuées, suscitant l’exaspération de la population et poussant le président à remanier le gouvernement.





Burkina Faso

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



