Mariam Sankara, veuve du capitaine Thomas Sankara
Le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné mardi 10 mai, les coupables de l’assassinat en 1987 du capitaine Thomas Sankara et de ses douze compagnons à payer 1 franc symbolique à la famille de Sankara comme l’avait demandé ses avocats, pour le préjudice moral marquant la fin d’un feuilleton judiciaire qui a débuté le 11 octobre 2021.
Lors de cette audience sur les intérêts civils, le tribunal a rejeté la requête sur la délivrance d’un certificat de décès en bonne forme et la restitution des affaires Sankara, comme souhaité par la famille.
Pour le reste, le tribunal a condamné les accusés à payer des sommes allant de 2 millions à 50 millions de FCFA (3.207 dollars à 80.192 dollars) aux familles des douze autres victimes.
L’État burkinabè n’a pas été reconnu civilement responsable par le tribunal, mais il est appelé en garantie à l’éventuelle exécution
du verdict. Cela veut dire que si les condamnés sont insolvables, c’est le Trésor burkinabé qui réglera ces dommages et intérêts.
L’ancien président burkinabè Blaise Compaoré, son bras droit, le général Gilbert Dienderé et Hyacinthe Kafando considéré comme l’exécutant ont été condamnés le 6 avril dernier, à la prison à vie dans ce procès. Huit autres accusés ont écopé de peines allant de trois à vingt ans de prison tandis que trois personnes ont été acquittées.





Burkina Faso


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