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Le nouveau directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) n'aura pas droit à une longue période d'observation. Installé lundi 31 août à Dakar, Mam Cherno Jallow a immédiatement affiché ses priorités : renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais aussi celles du secrétariat du GIABA.

Dakar, 31 août 2026. Le Gambien Mam Cherno Jallow a officiellement pris la tête du GIABA, le gendarme ouest-africain de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Désigné en juillet par les chefs d'État de la CEDEAO, il arrive à un moment stratégique pour l'institution, à l'approche d'un nouveau cycle d'évaluations mutuelles et alors que le périmètre régional vient de s'élargir à nouveau.

Le mercredi 12 août 2026, le quartier des Deux-Plateaux à Abidjan a abrité l'ouverture officielle du nouveau siège du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA). Remis par le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, ce centre d'information stratégique est destiné à desservir l'ensemble des pays francophones et lusophones de la région.

L’inauguration du nouveau Centre d’information du GIABA à Abidjan vient conforter la position de la Côte d’Ivoire comme hub régional de la transparence financière. Au-delà du symbole, cette avancée met en lumière les réformes structurelles impulsées par le Président Alassane Ouattara, dont la politique de bonne gouvernance continue de rassurer la communauté internationale et de consolider l'attractivité socio-économique du pays.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

Les approches de régulation sur le continent varient selon le degré de maturité des marchés, les risques identifiés et les priorités nationales. Au Nigeria, la Banque centrale cherche à concilier innovation et stabilité financière. L’adoption d’un cadre pour l’open banking, puis la Stratégie nationale pour les fintechs en 2023, sont au cœur de cette orientation. Plus récemment, le 1er juin dernier, la publication du Nigeria Payments System, a conforté le choix des autorités monétaires qui font du système de paiement « un levier de compétitivité.» Chez le voisin ghanéen, la Banque du Ghana a renforcé la surveillance du secteur grâce à un encadrement plus strict.

La Banque centrale du Nigeria (CBN) lance une opération de grand nettoyage dans le secteur financier. Elle a annoncé la révocation des licences d’exploitation de 46 banques de microfinance pour non-respect des exigences réglementaires. Cinq entités visées par cette décision appartiennent au puissant écosystème fintech du pays. « La décision s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Banque centrale visant à préserver la stabilité du secteur financier, à protéger les déposants et à garantir que les établissements agréés respectent les lois en vigueur ainsi que les exigences réglementaires », précise son communiqué. Cette décision traduit également un durcissement de la supervision des acteurs de la finance numérique.

Sur le plan budgétaire, l’agence Standard & Poor’s assure avoir anticipé que les réformes alignées sur le programme du FMI accroîtront les recettes publiques, les pressions sur les finances publiques se sont accentuées ces derniers mois, notamment en raison du conflit dans le Grand Kivu et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Parmi les principales initiatives déjà mises en œuvre dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit figurent un nouveau système de facturation normalisée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suppression de diverses exonérations et subventions aux carburants.

La Cellule nationale des Renseignements financiers (CENAREF) a officiellement intégré le Groupe Egmont, un réseau international réunissant les cellules de renseignement financier de 170 pays. C’est un communiqué du ministère des Finances qui a annoncé l’adhésion de Kinshasa à  l’« Interpol» de lutte contre le blanchiment d’argent sale.

À l’approche de l’évaluation du Maroc par le GAFIMOAN, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), aux côtés de l’ANRF et de la CNASNU, intensifie la mobilisation. Objectif : renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans un environnement financier de plus en plus complexe.

Cette réorganisation vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité des services, tout en consolidant la performance de l’établissement. Elle se matérialise notamment par l’’amélioration de la fluidité des processus et des délais de traitement des dossiers de change à travers la création d’un département dédié à la facilitation et à l’accompagnement des opérateurs.

L’Office des Changes a annoncé une transformation de son organisation pour la mettre en cohérence avec sa stratégie 2025–2029 et « les mutations de son environnement.» Selon le communiqué de l’institution, ce nouvel organigramme traduit une évolution de ses modes d’intervention au regard de ses missions de régulation, de supervision et d’accompagnement des clients et partenaires.

L’accès à ce dispositif est encadré par deux conditions cumulatives : d’une part, le client de la banque doit apporter la preuve de sa nationalité en présentant soit un passeport, soit une carte nationale d’identité ou un certificat de nationalité. D’autre part, il doit démontrer l’existence d’un lien avéré avec l’Union, qu’il s’agisse d’un certificat de résidence ou d’une attestation de domicile dans un Etat membre, ou encore d’un document établissant une filiation directe avec une personne résidente.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vient d’intensifier la compétition que se livrent les banques de la sous-région pour capter la clientèle de la diaspora. Dans une circulaire, la Banque centrale ouvre en effet aux ressortissants des huit Etats membres (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Burkina Faso, Guinée Bissau, Togo et Bénin) résidant à l’étranger la possibilité d’ouvrir dans leur pays d’origine, des comptes en francs CFA dans les conditions identiques à celles qui s’appliquent aux résidents. Cela va du fonctionnement du compte à la tenue de la relation bancaire en passant par l’accès aux services

L’admission des trois pays repose sur leur engagement politique à mettre pleinement en œuvre les obligations liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP), indique un communiqué du GIABA.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), tenue récemment à Abuja, a approuvé l'admission du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme membres hors-CEDEAO du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).