Il y a trois jours, ils dénonçaient l’attitude des chocolatiers américains qui se refusaient à payer le juste prix du cacao. Aujourd’hui, ils ont purement et simplement menacé de les boycotter.
Les producteurs ivoiriens de Cacao se radicalisent dans leur lutte pour faire appliquer le différentiel de revenu décent ou DRD, cette somme de 400 dollars supplémentaires par tonne de cacao que les industriels doivent payer pour leur permettre d’échapper à la précarité.
Ce jeudi 3 décembre, ils ont clairement brandi la menace de boycott contre les géants que sont entre autre les groupes américains Mars et Heshley. Au-delà de leur priver de la précieuse matière, l’image de ces chocolatiers pourrait en prendre un grand coup et c’est justement ce que semblent savoir les planteurs qui ont entamé une véritable campagne médiatique pour dénoncer le manque d’éthique de leurs partenaires.
« Nous boycotterons les activités de tous les industriels qui s’opposeront au DRD », censé être payé par les multinationales pour les planteurs, ont déclaré dans un communiqué commun quatre importantes organisations de cacaoculteurs que sont la Fopcc, l’Anacaci, l’Apropam et et la Fnfpcc. Elles avaient réuni quelque 500 délégués à Yamoussoukro, lors d’une rencontre avec le Conseil café cacao (Ccc), l’organe public de gestion de la filière.
Si les multinationales de l’industrie chocolatière n’accèdent pas à leurs exigences, ces groupements de producteurs menacent purement et simplement d’abandonner la production de cacao. Selon eux, c’est une question de survie.
Pour le moment, la réaction des industriels se fait attendre, sûrement se disent-ils que les producteurs ne peuvent pas se passer d’eux pour écouler leur production. C’est en tout cas la première fois dans l’histoire des échanges internationaux qu’on assiste à ce bras de fer inédit, dont l’issue pourrait déterminer l’avenir des relations entre les industriels du Nord et les producteurs de matières premières agricoles du Sud.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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