Le Cameroun prévoit de dépenser 348,9 milliards FCFA (603 millions de dollars) pour la défense et la sécurité en 2022. Cette enveloppe équivaut à 10,80% du budget total.
La défense et la sécurité représentent le troisième poste du budget de la nation après les secteurs sociaux et les infrastructures productives.
Le budget « Défense et sécurité » en 2022 est en hausse de plus de 30 milliards FCFA par rapport à l’année dernière. Cette hausse s’explique par le fait que l’armée camerounaise est engagée sur plusieurs fronts.
Dans ses vœux à la nation du 31 décembre dernier, le président Paul Biya a réaffirmé la fermeté contre « les auteurs et commanditaires » des tueries dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie aux discours irrédentistes. Le gouvernement va donc continuer de maintenir une présence militaire dans ces deux régions. Une guerre onéreuse contre les séparatistes.
En août 2018, le Fonds monétaire international (FMI) évaluait les dépenses mensuelles liées aux opérations dans les régions anglophones à plus de 6 milliards FCFA par mois. En plus, l’armée combat aussi la secte djihadiste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. L’armée camerounaise est par ailleurs mobilisée pour la sécurisation de la presqu’île de Bakassi dans la région du Sud-Ouest et pour la sécurisation de la frontière à l’est, où grouillent les rebelles centrafricains.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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