fbpx

Campagne agricole : Le Bénin écarte les craintes avec 42000 tonnes d’engrais urée débarqués

Pinterest LinkedIn Tumblr +

En pleine polémique de rupture de stocks d’engrais en ce début de la saison agricole 2022-2023, le gouvernement béninois est resté zen en sortant le chéquier pour lancer commande successivement de 42000 tonnes d’engrais urée réceptionnée ce mercredi 8 juin et une autre cargaison de 31 000 tonnes disponible attendue le 9 juin au port de Cotonou.

Et c’est tout sourire que le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Cossi Dossouhoui était au Port Autonome de Cotonou, ce mercredi 8 juin, pour assister au débarquement de 42 000 tonnes d’engrais urée.

Au Bénin, la rumeur court sur la non disponibilité en quantité suffisante de l’engrais industriel, notamment, l’urée et le NPK, qui participent à ce que les terres donnent le meilleur d’elles, au moment où tous les départements ont au moins reçu leurs premières pluies de la nouvelle saison. Une polémique qui ne semble du goût du gouvernement qui a dû mettre fin aux spéculations avec le déplacement du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, ce mercredi 8 juin au Port autonome de Cotonou, pour assister au débarquement de 42 000 tonnes d’engrais urée pour la campagne 2022-2023. «Nous venons de constater un déchargement de 42 000 tonnes d’engrais urée.

Les exploitants agricoles rassurés 

Ce jeudi 9 juin, un autre navire vient avec une cargaison de 31 000 tonnes. Les besoins exprimés par le Bénin et commandés sont bien en route. Mieux, à la date d’aujourd’hui, 36 000 tonnes sont déjà réparties dans les magasins sur le territoire national», fait savoir le ministre de tutelle. Il en déduit qu’aucune crainte ne devrait subsister dans les rangs des exploitants agricoles qui devraient plutôt s’atteler à faire un bon usage de ces produits, et éviter les tentatives de sortie frauduleuse du pays de ces intrants subventionnés. Il faut noter que plus de 50 milliards de FCFA ont été décaissés par le gouvernement pour subventionner les intrants au profit des paysans.

270 000 tonnes de NPK de commande

Il ressort qu’à ce jour, le Bénin a déjà reçu cinq navires de NPK, pour plus de
200 000 tonnes. «Le dernier navire d’urée est prévu pour accoster au Port de Cotonou, ce jeudi 9 juin, cela prend en compte toutes nos commandes d’engrais qui font près de 270 000 tonnes. Les engrais sont répartis sur le territoire national en fonction des besoins exprimés selon les zones », a davantage rassuré le ministre avant de relever que des unités de production sont mises en place, et sont en attente de matière première de qualité et en volume. Et ce, avec un objectif de booster la production, car selon lui, en matière d’engrais, non seulement le Bénin est en train d’obtenir toutes les quantités commandées, mais à côté des stocks de la société pour le développement du coton (SODECO), il existe d’autres petits opérateurs qui ont aussi importé des stocks, notamment des engrais spécifiques pour l’ananas, le cajou ou autres. Sur la plupart des autres spéculations, les oranges et autres, le Bénin disposerait d’engrais spécifiques, de même que des engrais produits localement pour les maraîchers, et qui peuvent être utilisés pour produire, même bio, par endroits. Aussi, les semences seraient disponibles de même les plants à des prix subventionnés. « Tous ceux qui vont se mettre sur la chaîne de transformation vont gagner. Nous devons exploiter l’opportunité que nous offre le marché régional pour monter à échelle la capacité de production des céréales, racines et tubercules au niveau de mon pays ». Vœux du ministre.

Partager.

Répondre