Si la Cédéao est avant tout un projet économique, il arrive que le politique prenne le dessus. Depuis le coup d’Etat au Mali, c’est effectivement le cas avec la question du retour des civils aux affaires, de la transition qui doit y mener, mais aussi des sanctions. C’est également le cas, sans cesse, dans les rencontres virtuelles ou physiques des chefs d’Etat.
Hier, lundi 7 septembre, la première rencontre en présentiel des chefs d’Etat depuis le début de la pandémie du Covid-19, l’organisation régionale a de nouveau placé l’actualité malienne au centre de ses préoccupations. Ainsi, dès l’ouverture de la rencontre, celui qui était encore le président en exercice, en l’occurrence le chef de l’Etat nigérien Mamadou Issoufou a appelé la junte actuellement au pouvoir depuis le coup d’Etat du 18 août à faciliter les choses à » la Cédéao à aider les Maliens ». Une manière diplomatique de dire que pour que les sanctions soient levées, il faudra que la junte dresse un calendrier clair pour la transmission du pouvoir aux civils.
D’ailleurs, les neufs chefs d’Etat présents, à savoir, en plus de l’hôte Issoufou, Macky Sall du Sénégal, Mahamadu Buhari du Nigeria, Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo du Ghana, Faure Gnassingbé du Togo, Umaro Cissoco Embalo de Guinée Bissau et Adama Barrow de Gambie, l’ont clairement dit en tapant du poing sur la table. Ils exigent que sous huitaine, qu’un président de la transition soit désigné et qu’un calendrier de moins d’une année soit communiqué pour prévoir les élections. Reste à savoir si les militaires qui ont entamé des consultations avec la classe politique et la société civile arrivera à prendre une décision avant le 15 septembre comme l’exige la Cédéao.
Concernant les décisions économiques, la conférence des chefs d’Etat s’est longuement penchée sur la mise en place de la future monnaie unique ouest-africaine, en l’occurrence l’Eco. Et force est de constater qu’il y a des changements importants, puisque les critères de convergence seront revus et un nouveau pacte devrait être signé. Les anciens critères ne sont donc plus à l’ordre du jour. De même sans fixer de date définitive, la Cédéao décide de repousser sine die la mise en œuvre de la monnaie unique, ce qui donnera du temps aux Etats-membres de dépasser cette période difficile.
mercredi 22 avril 2026
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