Les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)- Cameroun, Gabon, Congo-Brazzaville, Guinée Equatoriale, Centrafrique et Tchad – prévoient de lever 3.906,50 milliards FCFA (près de 7 milliards de dollars US) sur le marché obligataire régional des obligations souveraines de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), au cours de 2026, selon les programmes prévisionnels publiés par l’institution monétaire.
Destinée à financer les budgets nationaux et soutenir les politiques de développement des pays de la zone monétaire CFA d’Afrique centrale, ce montant est en retrait en comparaison avec les 5272,80 milliards FCFA mobilisés entre janvier et octobre 2025.
Première économie de la sous-région, le Cameroun se positionne comme le principal émetteur pour l’exercice 2026. Yaoundé prévoit de mobiliser 1.165 milliards de francs CFA répartis entre 765 milliards en bons du Trésor assimilables et 400 milliards en obligations du Trésor assimilables (OTA). Il est suivi juste derrière par le Gabon, dont les émissions atteindront 1.046 milliards FCFA, dont 566 milliards en Bons de Trésor assimilables et 480 milliards en OTA. Le calendrier gabonais se distingue par une régularité marquée des émissions tout au long de l’année.
De son côté, le Congo ambitionne de lever 690 milliards francs, dont 285 milliards en Bons de Trésor assimilables et 405 milliards en obligations du Trésor. Le Tchad prévoit un programme d’émissions de 520 milliards, principalement constitué d’OTA à 2 et 3 ans, visant à structurer sa dette sur le moyen terme.
A l’inverse, Malabo (Guinée Equatoriale) adopte une stratégie résolument orientée vers le court terme, avec des émissions prévues pour un total de 419 milliards en 2026. Son programme repose presque entièrement sur des BTA à 52 semaines, avec vingt opérations de cette maturité programmées sur l’année.
Avec un programme total de 66,5 milliards FCFA, la République centrafricaine présente un volume- d’émissions beaucoup plus modeste. En recul par rapport aux 95 milliards prévus pour 2025 sur le marché, ces émissions prendront exclusivement la forme d’obligations du Trésor assimilables, avec des maturités comprises entre 2 et 7 ans. Malgré des montants modestes, cette stratégie vise à financer des projets à moyen et long termes, contribuant à soutenir la reprise économique et à améliorer le bien-être des populations.
Ces projections interviennent dans un environnement redevenu plus contraignant, après la décision de la BEAC de durcir à nouveau les conditions d’accès au crédit, afin de freiner le décrochage des réserves de change.











