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Ces startups africaines à suivre

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Que ce soit dans l’agriculture, le commerce, l’informatique, l’éducation, l’environnement ou la santé, des initiatives fleurissent aux quatre coins du continent. Voyage à travers l’Afrique à la découverte de quelques aventures entrepreneuriales.

 

DOSSIER RÉALISÉ PAR Mouhammadou Diop et Mohamed Ould Salem

L’Afrique digitale est en effervescence. Au Kenya, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana… des startups se créent dans l’agriculture, le commerce, l’informatique, l’éducation, les énergies renouvelables, la santé… Des initiatives dans le sillon de certaines entreprises déjà phares, telles la plateforme d’alerte Ushahidi ou M-Pesa utilisée par 12 millions de Kényans pour leurs paiements par téléphones mobiles interposés. En Tanzanie, Kilimo Fresh a mis sur pied une plateforme de distribution de produits agricoles en circuits courts, permettant aux fermiers de proposer à la vente directe leurs fruits, légumes, viandes ou poissons. Il s’agit donc d’un outil de mise en relation entre agriculteurs/producteurs agro-alimentaires locaux et les hôtels, restaurants, supermarchés, grossistes et institutions.


Au Maroc, l’Université MohammedVI Polytechnique (UM6P) a lancé un programme d’accélération de startups innovantes, développé en partenariat avec l’accélérateur américain MassChallenge et en collaboration avec le groupe OCP et sa filiale OCP Africa. Baptisé «Impulse», ce programme ambitieux à dimension internationale a été conçu dans l’objectif de donner une forte impulsion aux startups innovantes ayant développé des prototypes de produits commercialisables dans quatre secteurs liés à la chaîne de valeurs du groupe OCP, à savoir l’agritech, les biotechnologies, les technologies minières ainsi que les sciences des matériaux et nanotechnologie.

Les startups africaines sont crédibles

L’industrie des startups technologiques africaines a gagné en crédibilité au cours des cinq dernières années. L’investissement annuel total qu’elle a attiré sur cette période a augmenté de 278%. Le financement de l’innovation technologique en Afrique a connu un nouveau bond selon Disrupt Africa. Dans son «African Tech Startups Funding Report 2020», la plateforme indique qu’un total de 397 startups ont levé 701,5 millions millions de dollars US d’investissement en 2020. Des chiffres qui représentent 27,7% de startups en plus par rapport à 2019 et une croissance de l’investissement de 42,7% sur la même période.

Lire également : Panorama des startup par pays

Les cités championnes

Nairobi, Johannesburg et Lagos sont aujourd’hui les premières plaques tournantes de la tech africaine, attirant les géants mondiaux (notamment ceux de la Silicon Valley) et une nuée de créateurs de startups. Ces derniers trouvent dans ces villes anglophones un écosystème favorable à leurs activités : de grands marchés, un usage très répandu de l’internet sur smartphone (le Kenya est le pionnier mondial du mobile money), ainsi qu’une excellente couverture réseau, portée par des groupes tels que MTN, Vodacom, Safaricom

Qui plus est, ce développement des filières technologiques est soutenu aussi bien par les États que par les grands groupes qui nouent des partenariats avec des jeunes pousses et prennent des parts dans leur capital.

Implantation de grands groupes désireux de développer ce secteur (tels que les français Atos et Orange, mais aussi le chinois Alibaba), essaimage de startups à l’échelon régional, voire continental, amélioration de la couverture réseau, multiplication des incubateurs et des structures d’accompagnement, les écosystèmes de Casablanca, Tunis, Dakar et Abidjan se sont bien étoffés.

Des «hackatons», compétitions créatives, financées par de multiples acteurs (des fondations, des multinationales, des institutions…) se multiplient pour attirer les talents et faire surgir des idées d’applications et de nouveaux services.

Pour prendre le pouls de cette Afrique numérique, AFRIMAG vous invite à travers le continent à la découverte de quelques aventures entrepreneuriales.

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