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Panorama par pays des startups africaines

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Tour d’horizon des startups par pays

 

Kenya

Flare – Gérer les urgences médicales

Caitlin Dolkart et Maria Rabinovich

Caitlin Dolkart et Maria Rabinovich

Créée en 2015 par Caitlin Dolkart et Maria Rabinovich, deux Américaines installées à Nairobi, Flare est une application qui localise les centres médicaux d’urgence publics et privés et les connecte avec les personnes en danger. Basée sur le principe de l’uberisation, cette application permet d’économiser un temps précieux qui aurait été perdu à rechercher une ambulance, dans un pays où il y a plusieurs numéros d’urgence et où les services médicaux privés sont nombreux mais peu répertoriés. Flare centralise les différentes ambulances disponibles avec le matériel qu’elles comportent et l’expertise de son personnel. Ses deux fondatrices sont également à la tête de Capsule, une entreprise qui développe des solutions technologiques dans la santé et dont Flare, qui revendique 500 ambulances et des dizaines de milliers d’abonnés au Kenya, en est l’une des émanations. La solution a fait parler d’elle lors de l’attentat du complexe hôtelier DusitD2 de Nairobi qui a fait 21 morts en janvier 2019. Elle aurait permis selon des médecins témoins de sauver une trentaine de vie. Sélectionnée parmi 1200 startups du monde entier, l’entreprise kenyane Flare a intégré l’année dernière le programme d’incubateurs d’entreprises lancé par Google.

Diplômée en médecine à l’Université Vanderbilt de Nashville, Caitlin Dolkart est également titulaire d’un MBA du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Spécialiste de la malaria, elle a codirigé la Clinton Health Initiative Access à Nairobi pendant plus de trois ans avant de fonder Flare. Son associée, Maria Rabinovich est designer, diplômée de l’Université de New York (NYU), et spécialisée dans les outils de télécommunications. Avant de lancer Flare, elle a été designer freelance puis consultante en marketing produit pendant plus de trois ans.

Solar Freeze : Réduire les pertes après les récoltes des petits exploitants

Dysmus Kisilu

Dysmus Kisilu

Fondée en 2016 par Dysmus Kisilu, un ingénieur agricole formé au Kenya et aux États Unis (Université de Californie), Solar Freeze propose un dispositif qui permet aux agriculteurs des communautés rurales de stocker leurs récoltes dans un réfrigérateur mobile alimenté par l’énergie solaire. Un agriculteur peut trouver un frigo près de sa ferme en utilisant l’application mobile développée par la startup ou en envoyant un SMS pour passer une commande. Les agriculteurs peuvent payer en espèces ou par téléphone grâce à une plateforme de paiement mobile. Les solutions de stockage étant coûteuses, Solar Freeze permet aux usagers de payer entre 10 à 30 shillings par cageot stocké dans une chambre froide installée à proximité des fermes. Au Kenya tout comme dans de nombreux pays en voie de développement, les agriculteurs font face au manque de matériel de stockage des récoltes. Le fondateur de Solar Freeze a voulu réduire les pertes post-récoltes tout en améliorant les revenus des paysans. Déjà suivie par l’accélérateur du MIT, son entreprise revendique 3 000 utilisateurs et dispose d’une chaîne logistique capable de venir livrer les unités frigorifiques directement chez les exploitants après que ces derniers en ont fait la demande par SMS.


Nigeria

mDoc : Suivre les maladies chroniques

Imo Etuk et Nneka Mobisson

Créée en 2011, la startup nigériane mDoc utilise une plateforme numérique et des centres pour soutenir les personnes vivant avec des maladies chroniques. Elle a été l’une des 11 startups sélectionnées en 2020 pour participer à l’accélérateur inaugural entièrement numérique de Google for Startups sur les objectifs de développement durable (ODD). mDoc avait ainsi rejoint le programme le 21 avril 2020 aux côtés de startups de France, d’Allemagne (2), d’Israël, des Pays-Bas, du Kenya (2), du Pakistan et du Royaume-Uni (2). Ces 11 ont été sélectionnés en fonction de leur vision de relever les défis décrits dans les objectifs de développement durable de l’ONU, notamment la pauvreté, les inégalités, le climat, la dégradation de l’environnement, la prospérité, la paix et la justice. mDoc est aussi menée par un duo. Ingénieur de formation, titulaire d’un MBA de NYU, Imo Etuk a travaillé pendant quatorze ans dans les secteurs de la finance, de la santé et des télécoms. Il a dirigé pendant un an l’opérateur Wananchi au Kenya avant d’intégrer le cabinet de conseil en télécommunications Sparrow Hawk Partners à Lagos qu’il pilote pendant près de dix ans. Son associée, Nneka Mobisson mêle pour sa part des compétences en ingénierie mécanique et en médecine. Diplômée du MIT et de Yale elle est passée par le laboratoire Merck, la Banque mondiale, McKinsey avant de diriger à partir de 2012, l’Institut pour l’amélioration des soins de santé (IHI), une organisation indépendante à but non lucratif basée à Boston.

Ethiopie

Zafree Papers : Du papier à base d’agro-déchets

Dejene et Fikre Bethelhem

Dejene et Fikre Bethelhem

Lancée par le duo de jeunes cheffes d’entreprise, Dejene et Fikre Bethelhem, la startup éthiopienne Zafree Papers a mis en place un nouveau procédé de fabrication de pâte à papier permettant d’intégrer des pailles de blé et d’orge. Ce projet contribue à lutter efficacement contre la déforestation en réduisant la réduction de la consommation du bois. Ce n’est pas un hasard si une banque locale et un fabricant de machines de transformation ont estimé avoir suffisamment de garanties en termes de faisabilité économique et technique pour nouer des partenariats. La société devrait commencer sa campagne de commercialisation à partir de 2021.

Tunisie

Enova Robotics : Pour débarrasser l’homme des tâches répétitives

Anis Sahbani

La startup tunisienne Enova Robotics est l’un des rares fabricants de robots intelligents en Afrique. Dans le monde, les concurrents directs se comptent sur les doigts d’une main. Il faut dire que son fondateur, Anis Sahbani rêve d’un monde de robots. Une société où les machines intelligentes seraient au service de l’humain en le débarrassant des tâches répétitives et en lui permettant de s’affranchir des contraintes spatiales. Une utopie à laquelle il a tâché de donner corps dans la pépinière d’entreprises SoftTech, à Sousse, à 140 km au sud de Tunis, où a été créée Enova Robotics, unique constructeur de robots en Afrique.

Fondée en 2014, la jeune pousse a déjà vendu plus d’une centaine de robots déclinés en quatre versions. PearlGuard – véhicule électrique à quatre roues motrices pouvant se déplacer à 12 km/h – est une machine autonome de surveillance et d’alerte à distance. Le robot, vendu 68 000 euros, peut détecter et prévenir les intrusions en temps réel par transmission radio ou réseau 4G ; et même projeter un ADN synthétique qui reste sur l’intrus, pouvant l’identifier après des mois. Son compagnon, eTouch-Bot (vendu 18 000 euros), est plus pacifique. D’aspect plus humanoïde, avec un écran en guise de visage, ce robot a été conçu pour servir d’aide à domicile aux personnes âgées. Celles-ci peuvent consulter un médecin à distance grâce à un écran, ou se rapprocher de leur famille ou amis. La société propose aussi deux autres types de robots, Mini-Lab pour aider les professeurs à faire comprendre la robotique aux élèves et Hello-Bot, qui peut accueillir et renseigner des visiteurs lors d’événements, mais c’est sur la santé et la sécurité que Enova Robotics compte asseoir sa renommée.

 

Sénégal

Yobante Express : Formaliser la livraison de colis dans l’e-commerce 

Oumar Basse

Oumar Basse

Fondée en 2019 par Oumar Basse, la startup sénégalaise Yobante Express est spécialisée dans la livraison de colis de petite taille, pesant moins de 25kg. Elle s’appuie sur un réseau de transporteurs et de points relais pour effectuer des livraisons au Sénégal, au Zimbabwe et au Botswana. Yobante Express se démarque en proposant un service plus économique et plus rapide. Le colis passant par un circuit déjà fonctionnel, le tarif payé par l’expéditeur s’amoindrit considérablement par rapport à un envoi classique.

Pour utiliser le service, un client demande la livraison à l’aide de l’application ou directement au point relais le plus proche. Une fois sur place, l’agent emballe l’article et un conducteur le transporte ensuite au prochain point relais. Ce processus se répète jusqu’à la livraison finale. Chaque année, plus de 25 millions de colis sont envoyés via un réseau informel au Sénégal, et qu’aucun d’entre eux n’est suivi. Yobante Express vise ainsi à formaliser et à réduire le coût de l’envoi. La startup tire ses revenus des frais de livraison, ainsi que d’une assurance sur les colis fragiles. Elle génère environ

50 000 dollars par mois. Depuis son lancement, Yobante Express a déjà impliqué 250 points relais et 300 transporteurs occasionnels. Elle livre actuellement plus de 8 000 colis par mois.

Ouganda

Easy Matatu : Mise en contact entre taxis et passagers 

Lema Carl Andrew et Precious Turinawe

Lema Carl Andrew et Precious Turinawe

Le transport informel est répandu à Kampala, la capitale ougandaise. Ce qui n’est pas sans contribuer à une forte congestion du trafic et à la pollution de l’air. Les clients sont souvent obligés d’utiliser des minibus-taxis mal entretenus et insalubres avec des prix volatils. La congestion du trafic coûte à l’économie ougandaise 700 millions de dollars US par an.

Partant de ce constat, Easy Matatu, cofondée par Lema Carl Andrew et Precious Turinawe en 2019, a développé une application mobile multilingue qui permet aux usagers des transports en commun d’effectuer une réservation immédiate du taxi le plus proche de leur zone, de faciliter la mise en relation, renseigner leurs informations concernant les adresses de départ et de destination et commander la course. Easy Matatu ambitionne d’habituer ses usagers à utiliser la plateforme dans tout l’Ouganda, voire dans les pays limitrophes dans un avenir proche.

 

Ghana

Cowtribe Technology : Fournir les éleveurs en vaccins

Peter Awin et Alima Bawah

Peter Awin et Alima Bawah

Co-fondée par Peter Awin et Alima Bawah, la l’agri-tech ghanéenne Cowtribe ambitionne de fournir à l’ensemble du territoire ghanéen en vaccins pour les animaux d’élevage, notamment aux bovins, ovins, caprins et volailles, dans les régions les plus reculées d’Afrique. Cet outil permet en effet aux utilisateurs de créer autant de profils qu’il y a d’animaux au sein du cheptel, de renseigner leu carnet médical de ces derniers en enregistrant les traitements qui leur ont été prescrit, d’accéder à des informations pratiques qui peuvent être utiles en cas d’urgence vétérinaire ou qui sensibilisent aux bonnes pratiques, et surtout de recevoir des alertes sur des événements à venir comme des rappels de vaccins.

Si la plupart des agriculteurs ont un besoin constant en vaccins fiables qui pourraient éviter ces pertes, la plupart vivent en zones rurales dans des endroits difficiles d’accès ou du moins pas dans un rayon d’action de livraisons fonctionnelles. La jeune pousse créée en 2016, a levé 100 000 dollars et serait en cours d’atteindre les 300 000 dollars US afin d’assurer une couverture de l’ensemble du Ghana. Il a déjà livré 30 000 fermiers dans 120 villages, traitant quelque 9 000 commandes. Les agriculteurs paient 5 dollars pour avoir accès à la plateforme et se faire livrer à la ferme les vaccins.

Tanzanie

Kilimo Fresh :  Faciliter l’approvisionnement en produits agricoles locaux

Baraka Chijenga

Baraka Chijenga

Fondée par Baraka Chijenga, Kilimo Fresh commercialise en ligne des denrées agricoles. En plus de sa plateforme mettant en relation producteurs et consommateurs, elle a introduit un moyen innovant de stocker les produits en utilisant l’énergie solaire dans la chaîne logistique de distribution. Kilimo Fresh ravitaille les hôtels, les restaurants, les organisations de lutte contre la faim et les exportateurs, donnant aux agriculteurs locaux accès à un vaste marché. Les produits sont biologiques et cultivés dans les terres du sud, du nord, et des régions côtières de la Tanzanie. La particularité de cette startup est qu’elle utilise les énergies renouvelables pour stocker les aliments au frais dans les entrepôts. La zone subsaharienne est marquée par de fortes températures qui peuvent atteindre plus de 45°C dans certains pays. Kilimo Fresh a pour objectif d’aider les agriculteurs à surmonter les défis majeurs auxquels est confronté le secteur agricole, tels que les pertes après récolte et le manque de marchés. Grâce à la technologie, Kilimo Fresh joue le rôle d’intermédiaire entre les agriculteurs et les consommateurs, et contribue à moderniser les services de distribution de denrées alimentaires en Tanzanie. La solution innovante de stockage et de livraison de denrées de l’entrepreneur Baraka Chijenga a permis à sa startup d’obtenir un fonds d’investissement du programme Mest Africa, d’un montant de 50 000 dollars.

 Côte d’Ivoire

Digital Finances : Simplifier l’accès à l’ensemble des produits et services de tous les acteurs de l’écosystème financier

Fondée par le jeune ivoirien Mamadou Diarrassouba en septembre 2019, la fintech Digitale Finances vient de lancer «Digitale Services», la première Marketplace bancaire et financière d’Afrique. Il s’agit d’un service technologique et innovant en vue de la transformation digitale du secteur bancaire et financier : une markeplace d’intermédiation bancaire et financière. Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition d’une plateforme web sécurisée et morderne et orientée grand public et entreprises.

Elle a pour principal objet de simplifier l’accès à l’ensemble des produits et services de tous les acteurs de l’écosystème financier local. Avec sa jeune fintech, il ambitionne de résoudre efficacement les insuffisances du secteur bancaire et financier ivoirien d’abord, régional ensuite. Expert en finance digitale, Mamadou Diarrassouba, 38 ans, cumule près de quinzaine années d’expériences dans les Assurances, le Retail Banking et Corporate Finance au sein de grandes institutions bancaires de premiers rangs dont BICICI du groupe BNP Paribas et la BACI du groupe Banque Centrale Populaire du Maroc. Ce banquier à la tête pleine, est titulaire du MBA de l’IAE de Paris, d’un Global Executive MBA decroché à l’Institut Français de Gestion. Il détient étagement un Master 2 en économie, obtenu à l’ Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ce passionné du savoir complète ses compétences avec plusieurs certificats d’expertise en Corporate Finance, en Management ; en Micro finance et en Finance Digitale (HEC Paris, Georgetown University et Frankfurt School of Finance & Management).

Moja Ride : Faciliter les transactions au quotidien

Jean Claude Gouesse

Jean Claude Gouesse

Lancée par Jean Claude Gouesse, la startup ivoirienne, spécialisée dans les paiements de services de transport et de commerce, a développé une application et une carte pour faciliter les transactions au quotidien. Parmi ses services, la Moja Carte, une carte prépayée et rechargeable qui peut être utilisée pour régler des achats dans les stations d’essence, les points de transport et de commerce, les restaurants, etc., la Moja Wallet, un portefeuille électronique qui assure le suivi des transactions effectuées. Il y a aussi Moja Pay, une plateforme de paiement électronique pour les commerçants, et enfin Moja Ride, une plateforme de paiement et de gestion de services de transport. L’idée de créer Moja Ride est née en 2015, lorsque le jeune entrepreneur a reçu une bourse de la fondation Bill et Melinda Gates pour travailler sur une solution qui faciliterait l’adoption des paiements numériques par les petits commerçants à travers l’Afrique. Il a par la suite diversifié son offre afin de toucher d’autres secteurs. Lancée en 2017, Moja Ride a pour objectif de faciliter la vie des populations ivoiriennes via la digitalisation des services les plus utilisés. La startup gagne ses revenus sur le traitement de transactions des consommateurs et les commissions sur les réservations des commerçants, transporteurs, etc. Jean Claude Gouesse ambitionne une expansion dans les pays de la zone UEMOA qui partagent la même banque centrale. En attendant, Moja Ride a séduit Toyota et CFAO. En effet, elle vient d’obtenir un financement de la part de Mobility 54, le fonds dédié à l’Afrique de l’écosystème Toyota.

Burkina Faso

Biobag : Confection artisanale d’emballages en papier

Aissa Traore

Aissa Traore

Lancée en 2015 par Aissa Traoré, la startup burkinabè spécialisée dans la confection artisanale d’emballages en papier ambitionne de lutter contre la prolifération des sachets en plastique jugés polluants pour l’environnement. Installée dans un modeste local au quartier Cissin, situé au sud de Ouagadougou, cette pousse se targue d’avoir permis en deux ans d’activité de remplacer des centaines de milliers de ces sachets.

Elle fabrique des emballages écologiques et esthétiques pour lutter contre ceux qui causent des inondations et mettent 100 à 400 ans pour se bio-dégrader. Si le projet de Biobag suscite un certain enthousiasme, l’entreprise doit faire face à un frein de taille que constitue le prix de ses produits : alors que les sachets en plastique se monnayent de 10 à 50 FCFA, les prix des sachets que la startup propose aux grossistes vont de 12,5 à 300 FCFA, en fonction du format et du grammage du papier. Les sachets de luxe, conçus en numérique à base de papier cartonné, peuvent même atteindre 2 000 à 2 500 FCFA. Mais Aissa Traoré, qui a commencé modestement son affaire (elle a investi 50 000 FCFA pour fabriquer ses premiers sachets depuis son salon) n’en poursuit pas moins son aventure.

Congo

Sim Aerospace : Initier au pilotage des avions

Dany Pepa et Ilithe Ongania

Dany Pepa et Ilithe Ongania

Cofondé en 2016 par Dany Pepa et Ilithe Ongania, la startup a lancé le premier simulateur de vol professionnel de la République du Congo. Pilotes dans l’armée congolaise, Dany Pepa, 34 ans, et son partenaire Ilithe Ongania, 38 ans, aujourd’hui pilote de ligne, avaient un rêve. Alors qu’il n’existait pas de structure de formation de pilotes dans leur pays, ils voulaient montrer au plus grand nombre que leur métier n’était pas inaccessible. Ils n’avaient pas les moyens de s’offrir de petit appareil pour apprendre à voler. Il leur a fallu donc 7 mois pour fabriquer la coque en tôle du simulateur, similaire à un cockpit de Cessna 172.

Aujourd’hui, leur simulateur est hébergé au sein du centre de formation et de perfectionnement de l’Aviation civile congolaise, à l’aéroport international Maya Maya de Brazzaville. Installé à l’intérieur, l’élève doit d’abord réaliser la vérification des instruments, avant de procéder au démarrage et d’engager la poussée des moteurs. Il bénéficie d’une vision à 180 degrés, en 3 dimensions. Sim Aerospace dispense aussi des cours préparatoires d’initiation au pilotage. Ils se forment ici, en attendant de pouvoir passer les tests de l’aviation civile et de recevoir une bourse de l’État. Ils iront ensuite se former en Afrique du Sud. Il en coûte ainsi 5 000 FCFA pour un premier baptême de l’air sur simulateur, entre 60 000 à 100 000 F CFA pour une formation de caractère professionnel. En août 2019, la startup a lancé son deuxième simulateur de vol. L’outil de formation est fabriqué avec du bois, de la tôle d’acier, des tubes carrés et d’un revêtement en mousse nécessaires à une démonstration de vol d’avion.

Maroc

Valenvi : Des bacs à ordures intelligents

El Mehdi Habib

El Mehdi Habib

Fondé par El Mehdi Habib, la startup marocaine Valenvi, est spécialisée dans la conception de bacs à ordures intelligents, équipés de technologies permettant de détecter le remplissage et de trier les ordures. L’innovation a été distinguée par le prix Orange de l’entrepreneur social au niveau local. Valenvi, basée à Casablanca, a conçu un capteur connecté qui permet de détecter le niveau de remplissage des poubelles en temps réel, afin d’optimiser les passages de collecte. Il permet ainsi de réduire le coût opérationnel, en limitant le passage des camions. Les bacs à ordures sont modulables, ce qui facilite le tri des matières recyclables.

El Mehdi Habib a eu l’idée des poubelles intelligentes lors d’une compétition d’entrepreneuriat dans son lycée, où il a proposé un projet qui permettrait aux citoyens de trier les ordures plus efficacement. Sa startup vise à améliorer le recyclage à petite échelle au Maroc. En plus de faciliter le tri des déchets, Valenvi améliore les conditions de vie des ramasseurs d’ordures qui fouillent les décharges pour trouver des matériaux recyclables. La startup leur garantit de meilleures perspectives d’emploi pour l’avenir. De plus, elle contribue à formaliser la collecte de déchets à petite échelle.

Afrique du Sud

BioCode : Des tests rapides pour détecter le cancer

Chercheurs sud-africains de l'université de Stellenbosch

Chercheurs sud-africains de l’université de Stellenbosch

Il sera désormais possible, avec une goutte de sang, de dépister à un stade précoce le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Cette innovation est la promesse de la startup sud-africaine BioCode, qui pense avoir trouvé une alternative accessible et bon marché aux tests existants. BioCode a conçu un capteur portable pour le dépistage du cancer et des maladies cardiovasculaires. Le dispositif est le résultat des travaux menés par une équipe de professeurs et de chercheurs dirigée par Resia Pretorius. Il a pour particularité de dépister une maladie à partir d’un examen de sang, servant ainsi de solution préventive chez les personnes à risque.

BioCode a vu le jour en 2020, dans le but de «travailler à un avenir où le traitement réside dans la prévention», a renseigné l’équipe sur sa plateforme. Elle a été créée dans le cadre d’un programme d’incubation de l’université de Stellenbosch, et veut équiper les centres de santé de solutions technologiques accessibles. «Ces tests seront aussi faciles à utiliser qu’un test de glucose ou de grossesse. Ils seront utilisés par les professionnels de la santé pour dépister et identifier les patients à risque et pour surveiller la réponse des patients au traitement», a détaillé Esther Burger, ingénieure de recherche et de conception pour BioCode. La technologie créée a été finaliste dans la catégorie «Startup scientifique» lors de la remise des prix Falling Walls Breakthrough of the year, de la compétition World Science Summit de l’année 2020. Le test est actuellement en phase de prototypage et sera mis sur le marché en fin 2021.

DOSSIER RÉALISÉ PAR Mouhammadou Diop et Mohamed Ould Salem

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