Mathias Dzon, Président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD)
Des partis d’opposition en République du Congo ont rejeté l’appel des autorités à participer à une «concertation politique», initiée par le gouvernement avant les législatives prévues courant 2022.
L’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) dirigée par Mathias Dzon, a annoncé, dans un communiqué à Brazzaville, sa non-participation à la concertation politique, appelant à la convocation d’un «véritable dialogue politique inclusif». Selon cette plateforme de l’opposition, la décision du gouvernement de convoquer la concertation politique à Owando, dans la partie septentrionale du pays, du 3 au 6 mars 2022, a été prise sans consultation de l’opposition.
«Tant que la gouvernance électorale actuelle ne sera pas améliorée, nous ne pourrons plus participer à quoi que ce soit. Le pouvoir nous a toujours roulés dans la farine à la veille de chaque élection», a souligné le porte-parole de l’Alliance pour la République et la Démocratie, Elo Dacy, qui a rendu publique la déclaration du groupement. Pour l’ARD, le rendez-vous d’Owando sert d’alibi au pouvoir pour «avaliser, en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes, les décisions prises de façon unilatérale par le pouvoir, en l’absence de l’opposition».
Afin d’aller vers des élections démocratiques, l’ARD propose la dissolution de l’actuelle Commission nationale électorale indépendante, l’élaboration d’une nouvelle loi électorale et l’assainissement des listes électorales.
L’opposition congolaise réclame par ailleurs l’introduction de la biométrie dans le processus d’identification des électeurs, l’adoption d’une loi relative à un nouveau découpage électoral et la neutralité réelle de la Cour constitutionnelle en plus de la suppression du vote anticipé des militaires.
Le Parlement de la République du Congo est contrôlé par le Parti congolais du travail (PCT) du Président Denis Sassou Nguesso qui cumule 38 ans de pouvoir à la tête de l’Etat. Il fait partie des plus anciens présidents sur le continent aux côtés de Yuweri Museveni en Ouganda et Paul Biya au Cameroun.





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