Le géant américain de la tech va installer quatre hubs d’infrastructures en Afrique pour connecter ses nouveaux câbles sous-marins et améliorer l’accès à Internet. Une initiative stratégique financée par Google, visant à soutenir le développement numérique du continent et à saisir les opportunités offertes par l’intelligence artificielle
Google entend renforcer la connectivité en Afrique grâce à la création de quatre hubs d’infrastructures destinés à relier ses nouveaux câbles sous-marins en fibre optique.
Quatre hubs stratégiques pour connecter le continent
L’annonce a été faite par Alex Okosi, Directeur général de Google pour l’Afrique, lors d’un entretien accordé à Bloomberg TV le jeudi 18 septembre.
«Nous prévoyons de créer quatre hubs d’infrastructures en Afrique pour relier nos derniers câbles sous-marins à fibre optique. Ces câbles doivent être acheminés vers les marchés locaux pour maximiser les opportunités offertes à nos partenaires, notamment les opérateurs télécoms, et réduire le coût d’accès à Internet,» a expliqué M. Okosi.
Les hubs, situés au nord, à l’ouest, au sud et à l’est de l’Afrique, comprendront des stations d’atterrissage et des centres de données. L’objectif est de connecter les câbles Equiano et Umoja, deux infrastructures stratégiques de Google, au continent dès cette année.
Une ambition portée par l’intelligence artificielle
Au-delà de l’amélioration de la connectivité, ces infrastructures permettront aussi de favoriser le déploiement de services liés à l’intelligence artificielle. «Les hubs renforceront la connectivité et permettront de tirer parti des nouvelles opportunités offertes par l’intelligence artificielle,» a souligné le dirigeant.
Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une stratégie d’investissement plus large de Google, qui cherche à positionner l’Afrique comme un acteur clé du numérique mondial. Le groupe a déjà dépassé son engagement initial de 1 milliard de dollars d’investissements en cinq ans, annoncé en 2021.
Une course technologique entre géants
Google n’est pas le seul acteur à parier sur l’Afrique. Microsoft a récemment lancé un projet de centre de données alimenté par l’énergie géothermique au Kenya, évalué à 1 milliard de dollars, ainsi qu’un investissement de 300 millions de dollars en Afrique du Sud pour développer ses capacités en cloud computing et en IA.
De son côté, Nvidia s’est allié à Cassava Technologies, société du milliardaire zimbabwéen Strive Masiyiwa, pour construire la première usine d’intelligence artificielle du continent.
Un avenir numérique en pleine construction
Avec l’installation de ces quatre hubs, Google entend faciliter l’accès à Internet haut débit pour les populations africaines tout en ouvrant la voie à de nouvelles innovations technologiques. Les travaux devraient s’achever dans les trois prochaines années, offrant ainsi aux opérateurs télécoms comme MTN Group et Vodacom Group l’opportunité de proposer des services à moindres coûts.
Pour Google, l’Afrique n’est plus seulement un marché émergent : c’est désormais un terrain d’innovation stratégique, au cœur des enjeux mondiaux du numérique et de l’intelligence artificielle.











