Afin de valider l’utilisation du vaccin russe Sputnik V, l’Afrique du Sud avait diligenté de lourdes investigations scientifiques sur sa fiabilité.
Selon les autorités sanitaires de Pretoria, les résultats de ces études ont révélé des inquiétudes sur le fait que le sérum pourrait «augmenter le risque que les hommes vaccinés contractent le VIH». Après avoir mené des études test sur l’innocuité d’une forme modifiée d’adénovirus sur le vaccin russe contre le Covid-19, l’Autorité sud-africaine de réglementation des produits de santé (SAHPRA) a suspendu sa validation en raison de craintes liées au VIH.
Ces études avaient été menées suite à une demande d’homologation introduite en février dernier, par le laboratoire pharmaceutique Lamar International Pty. Celui-ci souhaitait obtenir l’autorisation pour commander et distribuer 15 millions de doses du Sputnik V en Afrique du Sud, afin d’accélérer la campagne de vaccination.
«L’Autorité sud-africaine de régulation des produits pharmaceutiques est préoccupée par le fait que l’utilisation du vaccin dans un contexte de prévalence et d’incidence élevées du VIH, pourrait augmenter le risque que les hommes vaccinés contractent le VIH », a révélé l’institution dans un communiqué. L’examen continu du vaccin reste toutefois ouvert à la soumission de données de sécurité pertinentes à l’appui de la demande, ajoute la SAHPRA.
En réaction à la décision du régulateur sud-africain des produits de santé, le centre russe Gamaleya s’est montré rassurant, affirmant qu’il présentera des données supplémentaires pour lever le doute sur les performances du vaccin, après ces spéculations qu’il a jugées « totalement infondées ».
Si la Russie a annoncé avoir mis au point le «premier vaccin contre le Covid-19, dont l’efficacité s’élève à 92%», celui-ci n’a jusqu’à ce jour pas pour autant été approuvé ni par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ni par l’Agence européenne des médicaments, contrairement à ses concurrents Pfizer-BioNTech, Sinopharm et Sinovac. Plus de 70 pays ont autorisé à ce jour l’usage du vaccin russe dans leur campagne de vaccination contre le Covid-19.

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