Selon le ministre sénégalais des Finances et du budget, l’année 2020 pourrait ne pas être aussi catastrophique que l’annoncent et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.
Abdoulaye Daouda Diallo qui rencontrait le weekend dernier les députés de l’Assemblée nationale à Saly Portudal à 90 km de Dakar, a voulu se montrer très rassurant. Selon lui, la croissance du PIB devrait être autour de 2% en 2020, ce qui permet au Sénégal d’échapper à la récession de 0,7% prévue précédemment, notamment début octobre par les institutions financières internationales.
Cette performance sera rendue possible l’excellente campagne agricole en perspective. En effet, le Sénégal a bénéficié d’une forte pluviométrie qui permettra d’accroître sensiblement le PIB de ce secteur qui occupe 60% de la population active du pays et qui pèse pour 20% de la création de richesse.
Néanmoins, le pays compte sur son ambitieux plan de relance de 25 milliards de dollars pour relever la tête à partir de 2021. La croissance devrait être, selon Abdoulaye Daouda Diallo, de 7,2% l’année prochaine avant d’atteindre 9% l’année suivante puis 13% en 2023.





Sénégal
![Tribune | Sans maîtrise de l’eau, la souveraineté alimentaire restera un slogan [Par Royking Niba, JOGOO Agriculture] La souveraineté alimentaire est sur toutes les lèvres. Le Sénégal veut réduire ses importations de riz, la Côte d'Ivoire accélère la transformation locale, le Cameroun relance ses filières vivrières. Des objectifs légitimes. Mais quand on regarde de plus près, la question de l'eau agricole reste étrangement absente des plans concrets. Or les chiffres parlent d'eux-mêmes : à peine 6 % des terres cultivées en Afrique subsaharienne sont irriguées. Tout le reste dépend de la pluie. Une pluie qui, avec le dérèglement climatique, arrive de plus en plus tard, tombe de plus en plus fort et s'arrête de plus en plus tôt.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Eau--450x217.jpg)




