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Cyril Courjaret, DG de Suez Afrique, Moyen-Orient et Asie centrale Gestion de l’environnement, des ressources naturelles et du changement climatique : le triple défi de Suez

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Le challenge est de taille pour le champion continental, Suez Afrique, en délégation de services publics : contribuer au développement des infrastructures, services en eau et préservation des ressources naturelles. Le tout sur fond d’urbanisme galopant et d’impacts de plus en plus prononcés du climat sur l’environnement. 
Pour répondre à ces enjeux, Cyril Courjaret, Directeur général de Suez Afrique, Moyen-Orient et Asie centrale, fait appel aux 73 ans d’expérience de son entreprise au service du continent. Flash-back.

 AFRIMAG : Comment Suez a-t-il fait évoluer ses métiers en Afrique pour relever les défis de l’économie circulaire ? 
Cyril Courjaret : Les besoins du continent en infrastructures et en services eau, assainissement et traitement des déchets sont déjà importants et deviendront de plus en plus urgents à cause de la forte augmentation de la population, l’urbanisation et les impacts du changement climatique. Il s’agit en même temps de trouver des solutions rapides pour combler les besoins existants et anticiper l’augmentation de la demande à venir. Face à ces enjeux, Suez met en place des solutions pour : atténuer les impacts du changement climatique en adaptant les technologies existantes et éprouvées aux spécificités des marchés africains. Par exemple les Green landfills pour le traitement des déchets en mettant en place le captage du biogaz, comme sur le site de Meknès au Maroc où cela évite l’émission de 20 000 tonnes de CO2/an ; Préserver les ressources naturelles en optimisant le recyclage des déchets municipaux et la production de compost à partir des déchets verts. 
Au Maroc, Suez se positionne comme un leader de la gestion des déchets industriels avec des clients comme Renault, PSA, Centrale Danone, Siemens Gamesa ou Azura et la création de plateformes multitraitement des déchets industriels dans les zones franches. Tel est le cas de la plateforme de Kenitra, implantée au cœur de l’Atlantic Free Zone, qui apporte des prestations de proximité : recyclage des câbles, stockage, tri, conditionnement, massification des déchets. D’une capacité annuelle de 35 000 tonnes de déchets, la plateforme d’une superficie de 24 ha vise un taux de valorisation de 85%. 
Préserver la ressource en eau à travers des systèmes intelligents de surveillance 360° et en temps réel des infrastructures et des réseaux comme à Casablanca et bientôt à Dakar, l’entretien des réseaux de distribution, la recherche de fuites et des applications pour le suivi des consommations. 
Mais aussi via la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture, pour la réalimentation des nappes, l’arrosage des espaces verts ou les usages industriels. Cette solution permet de limiter les déficits en eau et de pallier les pénuries d’eau potable engendrées par le changement climatique. 
En Egypte à la station d’épuration Gabal El Asfar l’eau traitée est rejetée dans un drain qui rejoint un canal d’irrigation situé un peu plus au Nord. Une partie de l’eau y est utilisée pour irriguer un parc de 400 acres, composé d’arbres fruitiers. Au Maroc sur le site de traitement de déchets de Meknès, 56 000 m3/an de lixiviats suivent un traitement poussé qui garantit une qualité conforme à l’utilisation en irrigation.

Comment la Feuille de route Développement durable de Suez participe-t-elle à une meilleure création de valeur pour ses clients et partenaires ? 
Les solutions de Suez en Afrique ont un impact positif sur le climat en accompagnant les clients pour réduire leurs émissions (ex. captage du biogaz et production d’énergie dans le site de Meknès et dans les stations d’épuration d’Alexandrie et du Caire). Elles apportent un impact positif sur le capital naturel via la préservation des ressources en eau par la gestion intelligente des réseaux de distribution comme à Casablanca et à Dakar, des stations d’épuration au Caire et en Alexandrie et la protection de la biodiversité sur nos sites. 
Elles favorisent une économie circulaire à travers le recyclage des déchets municipaux et industriels au Maroc. 
Enfin, elles sont basées sur un ancrage local par le développement des compétences locales grâce au transfert de savoir-faire ; l’intégration sociale des chiffonniers au Maroc et l’accélération de l’accès à l’eau pour les populations isolées par la mise en place des unités compactes décentralisées UCD, notamment en Côte d’Ivoire.

Quid de la portée sociale de ce programme ? Un exemple d’innovation sociétale mise en place par le Groupe, dans le green landfills de Meknès, Suez a participé à l’insertion sociale de plus de 180 récupérateurs qui opéraient auparavant sur le site de l’ancienne décharge d’une manière informelle. Suez a assisté les récupérateurs à s’organiser en coopérative en vue de maintenir leur activité tout en pérennisant leurs revenus et en améliorant leurs conditions de travail et de sécurité. 
La formalisation économique du travail des récupérateurs a facilité leur réinsertion sociale et a donné lieu à la création d’un statut reconnu de «trieur».

Quelle lecture avez-vous aujourd’hui de l’évolution de la gestion déléguée ? 
Les défis du continent nécessitent des solutions rapides, résilientes et respectueuses du capital naturel de la planète. Suez accompagne les pays et les industriels africains désireux de concilier développement économique et préservation de l’environnement.

 REPÈRE

Suez : 73 ans au service de l’Afrique

Suez a débuté en Afrique en 1948 avec la construction d’une première usine d’eau potable en Egypte. Au fil de l’eau, l’entreprise a bâti plus de 500 stations de traitement. 

Aujourd’hui, près de 90% des capitales africaines sont alimentées par des usines construites par le groupe Suez. En termes de services, la filiale Lydec gère l’eau potable, l’assainissement, l’électricité et l’éclairage public du Grand Casablanca au Maroc depuis 1997 où le Groupe se positionne sur la gestion des déchets industriels ainsi que le traitement durable (green landfills), notamment à Meknès. 

En Égypte, Suez exploite deux grandes stations d’épuration d’eaux usées, au Caire et en Alexandrie. Depuis 2020 Suez gère la production et la distribution de l’eau potable en zone urbaine sur tout le Sénégal.

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