Le ministre Gambien des Affaires étrangères a expliqué les ambitions économiques de son pays avec le Maroc chez les confrères d’Africa 24. Estimant que le Maroc est la porte d’entrée du continent vers l’Afrique subsaharienne et l’Europe, Mamadou Tangara annonce un cadre bilatéral privilégié avec le royaume chérifien.
À noter que le ministre Tangara s’est entretenu avec son homologue marocain Nasser Bourita, lors des rencontres de Marrakech, pendant le 14e Sommet des affaires US-Africa Business Summit. En marge de cette rencontre de haut niveau, il fera le point sur Africa24 au sujet des liens avec le Maroc.
Le patron de la diplomatie gambienne a mis l’accent sur les perspectives des pays africains, dans le développement de la coopération avec le Maroc, en rapport avec les différentes crises qui constituent une entrave pour les économies. Concernant des relations bilatérales, Mamadou Tangara relève que Banjul et Rabat œuvrent ensemble pour que la commission mixte maroco-gambienne soit effective dans un avenir très proche. »Ceci passera notamment par le renforcement de la coopération économique avec le Maroc, qui est la porte d’entrée vers l’Afrique, l’Europe et l’Afrique subsaharienne » renchérit-il.
Il fera dans la foulée, cette annonce non des moindres : “Nous sommes en train de travailler pour la tenue d’une commission mixte dans les plus brefs délais pour renforcer davantage notre coopération. Bien avant, est prévu un Business Forum qui permettra aux hommes d’affaires et au secteur privé de participer au renforcement de ces relations. Nul n’ignore que le secteur privé est quand même le moteur du développement et peut résorber beaucoup de crises que peut connaître le secteur public. Il s’agit des grands employeurs pour lesquels, il faut créer les conditions idoines pour qu’ils puissent travailler dans un cadre juridique bien précis au sein de l’axe Banjul-Rabat.”





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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


