Un accord a finalement été trouvé. Donald Trump a annoncé ce dimanche soir qu’un accord sur des droits de douane à 15% avait été conclu avec l’Union européenne. L’UE s’est, par ailleurs, engagée à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux Etats-Unis, a précisé le président américain
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, s’est réjouie d’un «bon accord qui apportera de la stabilité et de la prévisibilité» des deux côtés de l’Atlantique.
Donald Trump et Ursula von der Leyense sont retrouvés ce dimanche à Turnberry en Ecosse pour ce qui ressemblait à un rendez-vous de la dernière chance: le Républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, avait fixé la date butoir au 1er août. Après quoi, il promettait d’assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.
Un tarif de 15 %
Alors que les détails de l’accord ne sont pas encore connus, certains éléments avaient fuité dans la journée. Il intégrerait le principe de la clause de la nation la plus favorisée, garantissant une égalité de traitement entre partenaires commerciaux. Ce pourcentage est plus élevé que ce que l’UE espérait, elle qui ambitionnait au départ un accord «zéro pour zéro» sur les biens industriels.
Des exemptions seraient prévues pour l’aéronautique et les spiritueux, mais a priori pas le vin, même si Ursula von de Leyen devait tenter de convaincre Donald Trump de le rajouter.
Les secteurs précédemment menacés de lourdes surtaxes spécifiques seraient également soumis au taux de 15 %, notamment la pharmacie, les semi-conducteurs et l’automobile – alors que celui-ci est actuellement soumis à des droits punitifs de 27,5 %.
Engagements d’achats
Pour l’acier, secteur où Trump est traditionnellement inflexible, l’accord proposerait un système de contingent permettant l’importation d’un certain volume d’acier à un taux préférentiel, au-delà duquel s’appliquerait un tarif prohibitif de 50 %. L’accord inclurait aussi un engagement commun UE-Etats-Unis pour traiter la question des surcapacités chinoises dans ce secteur.
L’UE maintiendrait encore dans l’accord sa «souveraineté totale» sur ses normes dans les domaines du numérique et du phytosanitaire. Les réglementations européennes sur le numérique (DSA et DMA), malgré les virulentes critiques américaines, resteraient donc inchangées. Et les règles sanitaires européennes concernant les produits agricoles, comme l’interdiction de la viande de boeuf aux hormones, seraient maintenues.
Au-delà des aspects tarifaires, l’UE s’était déjà dite prête à prendre des engagements d’achats et d’investissements aux Etats-Unis. Les Vingt-Sept souhaitaient d’abord obtenir un accord sur des grands principes et que l’ensemble des détails juridiques, la manière dont l’accord serait rédigé -une partie loin d’être anodine-, soit renvoyé à plus tard.
Avec divers médias


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