Un accord de mise à niveau et de modernisation de plusieurs tronçons de chemin de fer vient d’être conclu entre l’Autorité ferroviaire égyptienne (Egyptian National Railways) et le groupe italien Salcef, spécialisé en construction et en entretien de voies ferrées
Le contrat s’étale sur une période de 25 ans, et porte sur le renouvellement de 2.500 km de lignes ferroviaires et 1.750 aiguillages. Les deux parties n’ont pas communiqué sur le montant de ce mega-contrat, mais on peut aisément l’estimer à plusieurs milliards de dollars.
Selon le contrat, le groupe italien modernisera chaque année près de 300 km de voies ferrées et installera 200 aiguillages, avec un minimum prévu de 100 km et 70 aiguillages. La convention prévoit par ailleurs l’assistance technique à l’Autorité égyptienne de régulation de chemins de fer dans la construction de nouvelles lignes ainsi que le transfert de compétences.
Pour le ministre égyptien des Transports, Kamel El-Wazir, la mise en œuvre de cet accord aidera à «améliorer l’entretien et le renouvellement des chemins de fer, et permettra aussi d’améliorer les services aux passagers ainsi qu’à accroître l’efficacité du transport de marchandises par voie ferrée. Cette évolution devrait alléger la charge qui pèse sur les réseaux routiers.»
L’accord fait partie d’un vaste programme de refonte du système de transport ferroviaire, initié par l’Égypte qui dispose d’un des réseaux les plus vieux au monde. L’obsolescence des infrastructures était l’une des raisons de la récurrence des accidents meurtriers. Le Caire veut aussi positionner les chemins de fer comme maillon crucial de la chaîne logistique globale du pays et développer des synergies avec le canal de Suez par où transite 30% du trafic maritime mondial. En dehors des chemins de fer, le plan prévoit aussi d’augmenter les capacités des ports maritimes, de construire des ports secs, ainsi que des centres logistiques et industriels divers.





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