Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a nommé, jeudi 18 août, Hassan Abdullah, gouverneur de la Banque centrale, et ce, un jour après avoir accepté la démission de l’ancien gouverneur, le flamboyant et très médiatiqueTarek Amer.
Le changement à la tête de la Banque centrale intervient au moment où Le Caire est en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un prêt de 15 milliards de dollars, selon les estimations qui circulent dans les milieux des banques d’affaires américaines qui conseillent le gouvernement égyptien.
Le FMI conditionne son soutien à la mise en œuvre des réformes structurelles dont certaines concernent la coûteuse politique de subvention des produits alimentaires et le régime de change de la livre. Les tractations sont très difficiles d’autant plus que le gouvernement égyptien ne peut se risquer à réduire la voilure des subventions alors que les pressions inflationnistes rongent le pouvoir d’achat des ménages, ni étendre le flottement de la devise nationale.
A 62 ans, Hassan Abdullah, président de United Media Services Group jusqu’à sa nomination au poste de gouverneur de la Banque centrale, a une longue expérience. Il a précédemment travaillé à l’Institut de la Finance Internationale, au Conseil consultatif des marchés émergents, à la Banque centrale et à la Bourse égyptienne. Il est titulaire d’un diplôme en administration des affaires de l’Université américaine du Caire.





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