Faute de moyens pour payer ses fournisseurs à cause des arriérés de 259 millions de dollars accumulés par l’énergéticien public (ECG), Sunon Asogli, une centrale thermique de 560 MW, détenue par des investisseurs chinois, a suspendu la fourniture d’électricité plongeant une partie de la population dans l’obscurité
Depuis des années, le secteur de l’énergie ghanéen souffre d’une grave crise exacerbée par des impayés dus par l’ex-monopole public (ECG) aux producteurs indépendants d’électricité.
Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, l’état défaillant des infrastructures de transport entraîne une déperdition de 30% de la production d’électricité. A cela il faut ajouter des prix de vente aux consommateurs inférieurs au coût d’achat de la production. Les coûts de production des centrales étant libellés en dollars (notamment les achats de combustibles, le gaz naturel ou le pétrole), la dépréciation de la monnaie nationale (cedi) percute les coûts d’exploitation des centrales. A fin 2022, les arriérés de paiement étaient estimés à 1,9 milliard dollars, et devraient culminer à 2,2 milliards dollars d’ici la fin de l’année prochaine. Le Ghana dispose d’une capacité de production électrique de 5.639 MW, largement supérieure au pic de la demande estimé à 3.618 MW. La production d’électricité est assurée par cinq centrales thermiques, une hydraulique et trois centrales solaires.





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