Sur la très lucrative activité d’arrangeur de crédits, la banque d’affaires américaine domine le marché des émissions d’obligations internationales africaines en 2023, reléguant la concurrence très loin. Avec 2,45 milliards de dollars gérés, JP Morgan affiche une hausse de 55,4% par rapport à 2022.
JP Morgan a surnagé le marché d’arrangeurs d’emprunts obligataires émis à l’international par les entreprises et les Etats africains en 2023. Au total, la première banque d’affaires du monde est intervenue pour les levées de 2,45 milliards de dollars d’obligations, enregistrant une croissance de 55,4% par rapport à 2022, année où elle occupait la cinquième position. Elle devient ainsi le leader incontesté en délogeant Citi, qui était première en 2022 et 2021 après avoir vu s’effondrer son volume d’affaires de 54,3% mais se consoler en ayant maintenu son leadership sur les emprunts souverains.
Le top 5 d’arrangeurs d’obligations internationales africaines est complété par BNP Paribas, Deutsche Bank et la branche Corporate et Investissement du groupe français Crédit Agricole. Globalement, 2023 a été un millésime plutôt moyen en matière d’obligations émises sur le marché international par des agents économiques africains. Au total, 14,8 milliards de dollars ont été mobilisés par des levées d’emprunts à l’international. En comparaison, en 2021, les émissions obligataires sur le marché financier international avaient rapporté 49,7 milliards de dollars aux gouvernements ainsi qu’aux entreprises publiques, privées et aux collectivités territoriales du continent.
![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)










