Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accueilli mercredi à Ankara son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, une visite inédite visant à enterrer une décennie de brouille entre leurs deux pays
M. Erdogan, qui avait été reçu en février au Caire par M. Sissi, a échangé une poignée de main avec le dirigeant égyptien à sa descente d’avion, selon des images diffusées par la présidence turque.
Les deux hommes devraient signer mercredi une série d’accords, avant de s’exprimer devant la presse aux alentours de 14H00 GMT, a indiqué la présidence turque.
Mi-février au Caire, MM. Sissi et Erdogan avaient acté l’ouverture d’une « nouvelle page » dans les relations entre leurs pays, brutalement rompues après l’arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2013.
La destitution par M. Sissi du premier Président égyptien démocratiquement élu, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et grand allié de la Turquie, faisait alors jurer au Président Erdogan qu’il ne parlerait « jamais » à « quelqu’un comme » M. Sissi.
Le Président turc avait par la suite qualifié son homologue d' »assassin » et de « tueur de la démocratie ».
Mais les relations entre les deux hommes, qui soutiennent deux gouvernements rivaux en Libye, se sont réchauffées ces dernières années.
Leurs intérêts convergent désormais sur plusieurs dossiers régionaux, dont celui de la guerre à Gaza, qui avait été au cœur de leurs discussions au Caire.
MM. Sissi et Erdogan, dont les pays sont d’importants partenaires commerciaux, ont affirmé en février vouloir porter leurs échanges « à 15 milliards de dollars par an sous quelques années », et également vouloir intensifier leur coopération diplomatique au Moyen-Orient et en Afrique.
Avec AFP





Turquie (Türkiye)

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



