Si le port d’Anvers éblouit le monde avec le «diamant éternel» de Zaha Hadid, un navire d’apparat entretient une histoire exceptionnelle entre Brest et le grand port de la Région flamande. Le canot de l’Empereur pourrait-il être projeté à la façon d’un hologramme sur des particules d’eau lors de l’Exposition universelle d’Osaka, ancienne capitale de l’Empire du Japon jusqu’au VIIIème siècle où s’échangeaient jadis balles de coton, sauce soja, vinaigre, saké dans de magnifiques navires de commerce ? «Sauver des vies», «Connecter des vies» et «Transformer des vies» seront les trois thèmes déclinés à l’Exposition universelle d’Osaka en 2025. La fondation alpha Louis Marie Pellé entend y participer et favoriser des dialogues importants, au titre du jumelage entre Brest et Yokosuka.
A l’origine, Napoléon Ier avait décidé de se faire construire, dans le plus grand secret, un navire d’apparat pour visiter l’arsenal d’Anvers. Le plateau des Capucins dans l’ancien arsenal de Brest en est désormais le gardien à jamais.
Les échanges des arts et des sciences seront au cœur de la prochaine Exposition universelle prévue en 2025 dans la baie d’Osaka. La France avait elle-même candidaté pour organiser cette Exposition universelle et animé plusieurs forums sur le thème : « La connaissance à partager, la planète à protéger. » A-t-elle fait le bon choix de préférer l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 quand on voit la gouvernance aussi opaque qui l’associe ? Toujours est-il que les penseurs, innovateurs et entrepreneurs du monde entier se réuniront à l’Exposition universelle d’Osaka 2025 afin de présenter leur vision pour la cible 2030, l’objectif fixé par les Nations Unies pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). Sans nul doute, les innovations créatives d’aujourd’hui dessineront le monde de demain.
Un séduisant projet a été imaginé par la Belgique autour de la thématique de l’eau dans tous ses états (solide, liquide et gazeux), symbole de vie et enjeu primordial pour la construction de la ville de demain. Porté par une équipe jeune et majoritairement carolo, le pavillon belge sera participatif pour mieux afficher une forme de belgitude. A Dubaï, lors de l’Exposition universelle de 2021, une « arche verte » avait déjà incarné la « belgitude », l’âme belge qui mêle le romantisme artistique latin à la précision technique industrielle anglo-saxonne.
« Tous les êtres vivants sont composés d’eau. L’eau est partout et permet la connexion et le lien entre les cellules, entre les humains, et avec la Terre, … C’est la représentation la plus pure et universelle de la vie » avait expliqué son architecte fondateur Cyril Rousseaux. « L’eau est aussi importante pour la Belgique et son histoire grâce au développement des axes fluviaux et du port d’Anvers qui ont permis de positionner la Belgique au cœur des relations commerciales internationales. L’eau est présente sous toutes ses formes en Belgique, nous avons la mer, trois fleuves importants, plusieurs sources et le temps pluvieux ! ».
En s’inspirant de la Belgique, Brest pourrait-elle mettre en avant le savoir-faire industriel, technologique et scientifique de toute la Bretagne. A Dubaï, lors de l’Exposition universelle de 2021, une « arche verte » avait incarné la « belgitude », l’âme belge qui mêle le romantisme artistique latin à la précision technique industrielle anglo-saxonne.
Une exposition de 500 m² avait à ce titre offert un aperçu des futures technologies et innovations belges dans le domaine de la mobilité. Une brasserie et comptoir de mets à emporter avait été imaginé pour déguster des spécialités belges dans un cadre luxueux et confortable. Brest dispose de nombreux atouts pour en faire autant en 2025.
Une poignée de passionnés de coquillages avaient lancé le Seafood Fusions Festival à Brest, les 20 et 21 novembre 2015, à Océanopolis. Un événement qui valorisait le potentiel pêche de la pointe bretonne, sous le patronage d’Olivier Roellinger et orchestré par Thierry Larnicol, conchyliculteur à Keraliou (Plougastel) passionné pour la gastronomie.
Le champ des industries créatives ne doit pas être laissé de côté : un hologramme ou robot intelligent peut-il faire revivre le canot de l’Empereur à Osaka ?
Par ailleurs, la cité du Ponant avec son téléphérique, son aéroport et ses lignes de tramway avance dans ses efforts pour créer les systèmes de mobilité intelligents du futur. Les innovations créatives d’aujourd’hui serviront de base au développement de la mobilité intelligente, sûre et propre de demain. Travaillons ensemble pour faire de notre vision une réalité !
Un ouvrage : EYE and CATCH the « Statistics of Nature » présente des pistes audacieuses dans ce sens.





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