Les principaux amendements à la loi fondamentale du pays concernent l’harmonisation des mandats politiques, avec l’introduction d’un scrutin à un tour pour toutes les élections et des mandats de 5 ans pour le président de la République et les parlementaires.
La révision de la Constitution gabonaise a été adoptée, jeudi 6 avril, avec 178 voix pour, 8 voix contre, et 12 abstentions, soit un taux de 86%. Quelques mois après les concertations ayant réuni les forces vives du pays, le Parlement réuni en Congrès sur convocation du chef de l’Etat, Ali Bongo, représenté lors des travaux par le Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze.
Cette nouvelle Constitution après celle de 2018, sera la huitième depuis l’introduction du multipartisme au Gabon en 1991. Ce sont les articles 4, 9, 10, 11, 15 et 111 qui ont été modifiés et adoptés hier jeudi 06 avril. Ils concernent les élections notamment, le suffrage, l’âge d’éligibilité, la durée du mandat du président de la République, les candidats éligibles à la fonction de président de la République, la nomination du Premier ministre et des autres membres du gouvernement, l’organisation du Conseil économique social et environnemental ainsi que la désignation de ses membres.
Au final, cette révision consacre, entre autres, le principe de l’alignement de tous les mandats politiques et l’harmonisation de leur durée à cinq ans (mandats du Président de la République, des sénateurs, des députés et des élus locaux), la non-limitation de tous les mandats politiques, l’adoption du scrutin à un tour pour toutes les élections politiques ; le passage de 18 ans à 30 ans de l’âge d’éligibilité pour le Président de la République, le passage de 40 ans a 35 ans de l’âge d’éligibilité pour les sénateurs et le passage du délai d’enrôlement de 45 à 30 jours.
« Il s’agit là de mesures importantes dont la mise en œuvre conduirait indubitablement à des élections moins contestées et aux lendemains électoraux plus apaisés » et que «ceux qui avaient pensé que la Concertation politique avait pour but le partage des postes se sont trompés », a souligné le Premier ministre aux médias à la sortie dudit Congrès. La nouvelle Constitution fait suite à la concertation qui avait rassemblé les parties politiques de la majorité et de l’opposition du 13 au 23 février 2023, pour une réforme du système électoral et pour des lendemains électoraux apaisés. Le premier test sera la présidentielle prévue en août de cette année.





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