Aidé par un commando lourdement armé, l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara a pris la clef des champs.
Cette évasion a donné lieu à des échanges de tirs nourris dans le centre de Conakry, d’après plusieurs témoins oculaires.
Évasion en Guinée. L’ancien chef de la junte militaire au pouvoir, Moussa Dadis Camara, a été sorti de prison samedi 4 novembre au matin par un commando lourdement armé lors d’une opération qui a donné lieu à des échanges de tirs nourris dans le centre de Conakry, ont indiqué à l’AFP des avocats et une source judiciaire.
« J’ai appris qu’il y a eu évasion à la prison civile de Conakry qui concernait mon client Moussa Dadis Camara », a dit son avocat Jocamey Haba. Il a évoqué la possibilité que son client ait été emmené contre son gré.
Le ministre guinéen de la Justice, Charles Wright, a aussi déclaré à la radio que Moussa Dadis Camara – un des accusés du procès du massacre du 28 septembre 2009 – avait été sorti de sa prison en compagnie de trois de ses anciens officiers de haut rang, après que des coups de feu ont été entendus et que des véhicules militaires et des forces spéciales ont été vus dans les rues de la capitale guinéenne.
Samedi matin, des coups de feu ont été entendus dans le quartier de Kaloum, selon des habitants de Conakry.
Le quartier de Kaloum, centre des tirs
Le quartier de Kaloum abrite le palais présidentiel et d’autres immeubles administratifs ainsi que la prison dans laquelle était détenu Moussa Dadis Camara. Les médias locaux ont rapporté plus tôt que ces événements étaient liés à une tentative armée de libérer Moussa Dadis Camara.
Une source militaire, s’exprimant anonymement, avait confirmé que des coups de feu avaient été entendus autour du quartier de Kaloum sans donner de plus amples détails.
La Guinée est dirigée par Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis son coup d’État de 2021.
Plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest ont connu des putschs ces dernières années. Le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et le Gabon sont également dirigés par des militaires.





Guinée![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)



